Cameroun : Attaque contre un poste de gendarmerie à Bamenda

A Bamenda les gendarmes sont sur leur garde
Par Julien D
Publié le 08 novembre 2017 à 18:09 | mis à jour le 08 novembre 2017 à 18:09

Au Cameroun, la crise anglophone est loin d’être terminée. Malgré l’apparente accalmie, les tensions restent toujours vives. À Bamenda, deux gendarmes ont été tués dans l’attaque de leur poste de contrôle.

En moins de 72 heures, trois gendarmes ont trouvé la mort à Bamenda et Jakiri

Une série d’attaques contre les forces de l’ordre dans la partie anglophone du Cameroun ont coûté la vie à trois gendarmes. Ce 8 novembre, dans la ville de Bamenda dans la région du nord-ouest, des individus armés ont attaqué un poste de contrôle à l’entrée de la ville et tué deux gendarmes.

Le lundi dernier, des hommes armés de lances, de pierres et de machettes ont également abattu un gendarme après avoir tenté de déloger les élèves d’un lycée de Jakiri. Alors qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort du premier gendarme, ce nouvel incident vient rappeler la situation conflictuelle que traverse le pays.

Selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Tchiroma Bakary, ses assassinats sont l’oeuvre des terroristes sécessionnistes. « C’est leur signature, leur mode opératoire, il leur permet de parvenir aux objectifs qu’ils se sont fixés, à savoir intimider, brutaliser pour parvenir à leurs objectifs qui consistent à empêcher les parents d’envoyer leurs enfants à l’école », a indiqué le communiqué.


Depuis plusieurs mois, les régions du nord-ouest et du sud-ouest anglophones protestent contre le pouvoir de Yaoundé. Les populations de ces deux régions se disent marginalisées. Le 1er octobre, jour anniversaire de la naissance de la République fédérale du Cameroun, des sécessionnistes avait appelé à l’indépendance de ces deux régions. La situation avait dégénéré et donné lieu à des violences et fait plusieurs morts et blessés. Le présidentPaul Biya avait instauré des couvre-feux pour ramener le calme.




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