Burkina Faso : Djibril Bassolé, l’audience de confirmation des charges se poursuit

Djibril Bassolé ex-ministre du Burkina poursuivi pour putsch

Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso sous Blaise Compaoré, sera devant les juges ce jeudi. L’audience de confirmation des charges dans l’affaire du putsch manqué de septembre 2015 débuté mercredi se poursuivra ce jeudi.

Djibril Bassolé de nouveau devant les juges ce jeudi

"Nous allons poursuivre demain parce qu’on n’a pas encore fini", a affirmé l’un des avocats de Djibril Bassolé, l’ancien patron de la diplomatie du temps de l’ancien président chassé par la rue après 27 ans et 16 jours de pouvoir.

Incarcéré durant plusieurs mois, M. Bassolé bénéficie présentement de la liberté provisoire depuis le 10 octobre, suite à la dégradation de son état de santé. Il est arrivé au tribunal militaire mercredi à 09H20 (GMT et locale), escorté par des gendarmes.

Lors de cette audience, Djibril Bassolé a été « victime d’un malaise » à la suite duquel il a été renvoyé à sa résidence pour des soins avant de regagner le tribunal peu avant 15 heures, selon des sources concordantes.

À noter que l’ancien ministre a été détenu deux ans durant à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca) de Ouagadougou après son inculpation pour "trahison" dans l’affaire du putsch manqué de 2015.

Confirmation ou infirmation des charges contre 107 inculpés

Un enregistrement dans lequel il est présenté comme un des interlocuteurs du président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, préparait des moyens d’éviter l’échec du putsch engagé à l’époque par le général Diendéré.

Il faut savoir que le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle, l'ex-garde de l'ancien-président Blaise Compaoré, avaient tenté de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute de ce dernier, renversé le 31 octobre 2014 à la suite de manifestations populaires.

Ouverte, le 25 octobre, l’audience doit confirmer ou infirmer les charges contre 107 inculpés (civils et militaires) dont 63 bénéficient d’une liberté provisoire.