Cameroun : Crise anglophone quatre militaires tués à Aborkem

la crise anglophone au Cameroun coûte la vie plusieurs soldats

Au Cameroun, la crise anglophone n’a toujours pas trouvé de solution et les attaques se multiplient contre les forces de défense et de sécurité. Quatre militaires ont perdu la vie à Aborkem, dans le sud-ouest du pays, dans la nuit du mardi 28 novembre.

La crise anglophone, une difficile équation pour le pouvoir de Yaoundé

Un lourd tribut pour les soldats camerounais dans la crise anglophone que vit le pays. Quatre militaires ont, en effet, trouvé la mort dans la ville d’Aborkem dans le sud-ouest, l'une des deux régions anglophones du pays. Les quatre soldats ont été attaqués par des hommes armés alors qu’ils se trouvaient à un poste avancé de la ville. Le bilan établi fait également état de plusieurs armes emportées par les assaillants.

Quelques jours auparavant, c’est le lycée bilingue de Fontem, dans le sud-ouest, et le tribunal de première instance de Batibo, dans le nord-ouest, qui ont été incendiés par des individus inconnus. Depuis quelques semaines, ces deux régions anglophones du Cameroun vivent au rythme des attaques, le plus souvent menées contre des positions des forces de défense et de sécurité.

Début novembre, trois gendarmes avaient trouvé la mort dans la région du nord-ouest. Le premier a été tué dans la localité de Jakiri par des hommes armés de lances, de pierres et de machettes. Les deux autres ont trouvé la mort dans la ville de Bamenda après l’attaque d’un poste de contrôle à l’entrée de la ville.

Le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun sont en proie, depuis plus d’un an, à une crise sociopolitique. Les populations de ces deux régions se disent marginalisées par le pouvoir central. Le 1er octobre, jour anniversaire de la naissance de la République fédérale du Cameroun, des sécessionnistes avaient appelé à l’indépendance de ces deux régions. Pour le pouvoir de Yaoundé, tout porte à croire que ces actes sont menés par ces sécessionnistes.