Togo : Dialogue annoncé par Faure Gnassingbé, les positions se radicalisent

L'opposition togolaise maintient toujours la pression sur le président Faure Gnassingbé
Par Julien D
Publié le 30 novembre 2017 à 12:29 | mis à jour le 30 novembre 2017 à 12:29

L’opposition togolaise ne démord pas. Alors que le président Faure Gnassingbé avait annoncé un dialogue intertogolais, la situation n’a pas évolué. L’opposition a à nouveau battu le pavé.

Faure Gnassingbé et son opposition ne regardent pas dans la même direction

Au Togo, plus d’une semaine après l’annonce du président Faure Gnassingbé sur un éventuel dialogue entre pouvoir et opposition, c’est toujours le statu quo. Les positions n’ont pas évolué et les opposants ne cessent de manifester à travers le pays. Ce mercredi 29 novembre, l'opposition a entamé une série de trois jours de manifestation. Après celle de mercredi à Lomé, une autre est prévue ce jeudi et une troisième pour le 2 décembre.

Alors que les initiatives des pays de la sous-région se multiplient pour favoriser ce dialogue et en déterminer un cadre, l’opposition maintient la pression sur le pouvoir. Elle refuse d’aller au dialogue sans que certaines conditions soient remplies, notamment la libération des militants arrêtés lors des manifestations.

Présent dans la capitale togolaise, le ministre d’État guinéen, Toumi Camara enchaine les rencontres pour convaincre les deux parties de revenir à la table des négociations. L’opposition accuse le pouvoir de ne pas afficher une bonne volonté à aller à l’apaisement. Même si dans les villes de Bafilo, Mango et Sokodé, le gouvernement a retiré les militaires, les manifestations restent toujours interdites dans ces localités.

Pour les autorités togolaises, ces actions représentent des signes d’apaisement. Un autre acte fort posé par le pouvoir de Faure Gnassingbé, c’est la libération mercredi soir, du secrétaire général du Parti national panafricainKossi Sama arrêté le 20 août.


Malgré tous ces actes, le dialogue est au point mort et le pouvoir n’a toujours pas défini les conditions du dialogue annoncé par le président de la République. Pour certains observateurs, les déclarations du président Gnassingbé sont des moyens dilatoires visant à gagner tout simplement du temps devant une opposition de plus en plus déterminée.