Cameroun : Crise anglophone, des ripostes après le décès de quatre militaires

Crise anglophone, ministre de la communication camerounais Issa Tchiroma

Le gouvernement camerounais, dans la crise anglophone, prépare une riposte après le décès de quatre militaires mercredi dans le sud-ouest. Ces assassinats portent à huit le nombre de soldats morts en novembre dans les régions anglophones du Cameroun, pays bilingue, en proie à une crise sociopolitique depuis plus d’un an.

Crise anglophone, le gouvernement Cameroun va sévir

Le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma a fait savoir mercredi, dans un communiqué que le gouvernement ne reste pas les bras croisés suite à la mort de quatre militaires, il prépare une riposte à la mesure de ce du défi, à la mesure de la responsabilité.

Le ministre de la Communication accuse par ailleurs les sécessionnistes anglophones d’avoir froidement assassiné les quatre militaires mercredi, et estime que les assaillants ont probablement progressé à bord de pirogues. Ces décès portent à huit le nombre de soldats tués dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux principales régions anglophones du pays, depuis le début du mois de nombre.

Un consortium de syndicats anglophones exige l’indépendance de leurs régions. Il dénonce la marginalisation de la minorité anglophone, environ 20% des 24 millions d'habitants par rapport à la majorité francophone.

Plus de 100 personnes sont mortes dans affrontements contre les forces de l’ordre le 1er octobre dans ces régions, lors d’une proclamation symbolique d’indépendance par les séparatistes.

Le 1er octobre marque le jour anniversaire de la réunification en 1961 des parties anglophone et francophone du Cameroun. Avant l'institution d'un État unitaire en 1972, à la faveur d’un référendum.

Les Nations-Unies ont condamné les violences, appelé le gouvernement camerounais “à mener une enquête“ et exhorter les dirigeants politiques des deux côtés à rechercher une solution pacifique.