Côte d'Ivoire : L'ultimatum des ex-combattants au pouvoir Ouattara

L'ultimatum des ex-combattants démobilisés de la Cellule 39 à Ouattara

Les ex-combattants démobilisés, par ailleurs appelés Cellule 39, sont visiblement déterminés à obtenir gain de cause quant à leurs revendications pécuniaires. Ils ont donc lancé un ultimatum au régime Ouattara pour faire face à leur situation.

Nouvelles menaces des ex-combattants démobilisés depuis l'ouest

La fin d'année s'annonce quelque peu électrique avec ce nouvel ultimatum que les leaders de la Cellule 39 viennent de lancer à l'égard des autorités ivoiriennes. En effet, ces anciens rebelles exigent du gouvernement le paiement d'une prime de guerre dite "prime Ecomog" à l'instar de leurs anciens frères d'armes intégrés à l'armée ivoirienne et qui ont perçu 12 millions de FCFA à la suite d'une vague de mutineries. Aussi, les ex-combattants démobilisés se disent-ils laissés pour compte. Ils entendent donc manifester de plus belle afin d'obliger les autorités à se pencher sur leur cas.

Déterminés à aller jusqu’au bout de leur combat, ces anciens rebelles se sont voulus formels : « Ce vendredi 8 décembre, d'où que se trouve l'argent, les ex-combattants auront gain de cause. » Poursuivant, leur porte-parole Julien Kessé s'adresse directement au président Alassane Ouattara : « Si le président Ouattara veut, qu'il sorte tout l'arsenal de guerre pour contre-carrer notre mouvement, mais nous allons montrer que c'est le combat que nous avons fait qui l'a mis au pouvoir. » Se disant prêt à mourir pour cette cause, il ajoute, sous l'ovation nourrie de ses camarades : « Nous allons affronter Ouattara avec nos cercueils, car chacun de nous ne sait pas s'il peut revenir en famille. »

Loin d'être des paroles en l'air, c'est à une véritable défiance à l'autorité de l'État que ces ex-rebelles sont en train de se livrer. Ils entendent par ailleurs paralyser toutes la zone Centre, Nord et Ouest (zone CNO) sous leur coupe depuis la crise militaro-politique de 2002. « Nous ne prévoyons aucune entrée ni sortie des véhicules de transport ni de circulation des voitures de service dans la ville, pas de commerce dans le marché, pas d'ouverture de boutiques, pas d'établissement ouvert », préviennent-ils. Cette opération ville morte sera maintenue, selon leur porte-parole, jusqu'au paiement de 18 millions de FCFA à chacun d'eux.

L'ambiance est donc survoltée dans la ville de Man, capitale de l'ouest montagneux. Les populations d'ores et déjà apeurées s'interrogent sur la suite de ce bras de fer entre les autorités ivoiriennes et ces ex-combattants rebelles.

Notons que certains leaders des démobilisés avaient été pris à partie à Bouaké par des éléments des forces de défense et de sécurité, les obligeant à renoncer à leurs revendication.

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