Cameroun : outrage au chef de l’Etat, Patrice Nganang a promis utiliser une arme contre Biya selon le gouvernement

Patrice Nganang

Patrice Nganang, écrivain camerounais a été interpellé et accusé d’outrage au chef d’Etat pour avoir promis d’utiliser une arme contre le président Paul Biya, une annonce faite vendredi par le gouvernement face à la presse.

Patrice Nganang accusé pour outrage au président Biya

Patrice Nganang est placé en garde à vue à la police judiciaire à Yaoundé. L'écrivain camerounais est accusé, selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma, d’outrage au chef d’Etat pour avoir promis utiliser une arme pour attenter à la vie du président Paul Biya.

M. Tchiroma indique que l’interpellation, mercredi, de l’écrivain fait suite à cette promesse de mort proférée dimanche dans un post sur son mur facebook.

« …Mais faites-moi confiance, et je ne blague pas. Je l’ai devant moi, lui Biya, et ai un fusil, je vais lui donner une balle exactement dans le front. Je le dis depuis Yaoundé où je suis. Je l’ai dit à Paris devant Abdou Diouf et à New York devant la Maison Blanche. Ceci est donc une répétition », avait posté dimanche Patrice Nganang.

Selon le porte-parole du gouvernement, on ne peut pas permettre, dans un état de droit, que de manière outrancière et ostentatoire, qu’un individu se permette de menacer la vie d’un citoyen, quel qu’il soit.

Par ailleurs, le gouvernement dit avoir entamé des investigations pour savoir si l’écrivain a des complices pour son acte criminel. Et assure que son interpellation n’a rien n'à avoir avec ses propos désobligeants, et son article d’opinion un « Carnet de route en zone anglophone », publié mardi dans l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique, dans lequel il s’est montré critique envers le pouvoir.