RDC : L’Union européenne maintient la pression pour le respect du calendrier électoral

Joseph Kabila en conférence de presse avant les élections en RDC

La mise en garde de la Ceni n’a pas suffi à estomper la position de l'Union européenne à propos des élections en RDC. Depuis ce lundi, l'UE a, une fois de plus, appelé les autorités congolaises au respect du calendrier électoral.

L’Union européenne table toujours sur des élections fixées au 23 décembre 2018

Le Conseil de l’Union européenne (UE) a tenu une réunion le lundi 11 décembre à Bruxelles. Cette réunion a été l'occasion pour les ministres de l'UE de s'entretenir une nouvelle fois sur la situation politique et sécuritaire en RDC. Au menu de leurs discussions, la tenue des élections malgré les mises en garde de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Début novembre, la CENI a, en effet, fait cas de contraintes financières, techniques et juridiques qui pourraient entraver le respect du calendrier électoral. Le président de la Commission, M. Corneille Nangaa Yobeluo a laissé entendre que les scrutins prévus au plutard avant fin 2017 par l’accord de la Saint-Sylvestre ne seraient pas possibles avant novembre 2018.

Cette information a fait l'effet d'une bombe en RDC. Pour les opposants, cette décision signifie tout simplement que le président sortant Joseph Kabila gagne du temps pour tout verrouiller, et à un moment donné, improviser les élections pour les gagner.

L’Union européenne appelle par ailleurs le régime de Kinshasa à respecter le calendrier électoral et à mettre tout en oeuvre pour le bon déroulement des élections : « L’Union estime qu’il est déterminant, notamment pour la légitimité des institutions chargées de la transition, de garantir que la date des élections désormais fixée du 23 décembre 2018 soit respectée. » Elle appelle tous les acteurs politiques congolais à s’engager au respect du calendrier électoral.

Toutefois, pour certains observateurs, ce n’est pas la date qui importe, mais surtout d’avoir des élections crédibles qui reposent sur des données fiables, un processus transparent et le consensus.