Burkina : Jusqu'à quand François Compaoré s'opposera-t-il à son extradition ?

François Compaoré en pleine réunion
Par Timothée Jean
Publié le 14 décembre 2017 à 12:08 | mis à jour le 14 décembre 2017 à 12:17

François Compaoré était ce mercredi devant la Chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris. Accusé dans le dossier Norbert Zongo, frère cadet de l’ancien président burkinabè n’a pas manqué d’exprimer son refus d’être remis aux autorités judiciaires de Ouagadougou qui exigent son extradition.

L'extradition de François Compaoré, l'obsession des autorités burkinabè

Poursuivi pour son rôle présumé dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, François Compaoré a été arrêté le 29 octobre dernier à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, alors qu’il revenait d’un voyage à Abidjan. Le frère cadet de l’ex-président burkinabè, M. Blaise Compaoré, chassé du pouvoir fin 2014 par une insurrection populaire, a été interpellé à sa descente d’avion et embarqué par la police française en vertu d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice burkinabè. Il sera relâché le lendemain, mais placé sous contrôle judiciaire.

Le suspect a été entendu par la Justice française, ce mercredi13 décembre, dix-neuf ans, jour pour jour, après l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo. La demande de son extradition était au coeur de cette audience. Interrogé sur la question de savoir s’il consentait à être remis aux autorités judiciaires du Burkina Faso pour y être jugé, Paul François Compaoré s'est voulu catégorique : « Non ! ».

Toutefois, certains observateurs craignent que la Cour d'appel de Paris donne un verdict peu favorable au frère du Président déchu. D'autant plus que lors de sa visite au Burkina Faso, Emmanuel Macron, avait promis « tout faire pour faciliter la demande d’extradition » de M. Compaoré. Même si « la justice française est indépendante », le président français avait cependant assuré ne pas douter que « la réponse à la demande d’extradition sera favorable ». Une issue que souhaite vivement le gouvernement de Roch Kaboré.

La Chambre du contrôle de l’instruction a renvoyé le dossier pour être plaidé au fond et devra rendre sa décision le 07 mars 2018.


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