Togo : Jusqu'à quand l’opposition togolaise refusera-t-elle le dialogue ?

L'opposition togolaise réunie lors d'un meeting à Lomé
Par Timothée Jean
Publié le 14 décembre 2017 à 17:41 | mis à jour le 14 décembre 2017 à 17:41

La situation n’a pas évolué au Togo. Malgré la main tendue du pouvoir et les négociations entamées par les médiations ghanéennes et guinéennes, l’opposition togolaise rechigne toujours à participer au dialogue. Elle est une nouvelle fois descendue dans les rues avec les mêmes revendications.

Les gestes d'apaisement du gouvernement face à l’opposition togolaise

Après un bref temps d’accalmie, les manifestations ont de nouveau repris au Togo. L’opposition togolaise est, en effet, descendue en masse ce mercredi 13 décembre dans les rues de Lomé pour réclamer « le retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger ». Les leaders de la coalition des quatorze partis de l’opposition maintiennent toujours leur mot d’ordre, alors que les initiatives des pays de la sous-région se multiplient pour favoriser un dialogue avec le pouvoir.

Aussi, le gouvernement de Faure Gnassingbé a multiplié ces dernières semaines les gestes d’apaisement en vue de permettre l’ouverture d’un dialogue avec les opposants. Les autorités togolaises ont remis plusieurs antagonistes en liberté comme les imams de Bafilo et de Sokodé, dont la libération apparaissait comme un préalable indispensable à toute discussion entre pouvoir et opposition. La mise sous contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition, a été aussi levée.

Toutefois, l’opposition togolaise persiste sur sa lancée et estime que l’initiative du gouvernement de rencontrer quelques acteurs politiques est simplement un attrape-nigaud. « Nous avions cru que cette action répondait à une volonté politique du régime d’aller vite aux négociations proprement dites et nous nous attendions donc à la libération des autres détenus », a affirmé Me Abi Tchessa, chef du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR).


Les leaders de l’opposition souhaitent cependant observer la suite des événements (les manifestations du 13, 14 et 16 décembre) afin de jauger la sincérité des action de la majorité présidentielle.



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