Togo : Timide déclaration de la Cedeao sur la crise congolaise

Faure Gnassingbé, soucieux de la crise togolaise
Par Timothée Jean
Publié le 18 décembre 2017 à 18:33 | mis à jour le 18 décembre 2017 à 18:33

Alors que la crise togolaise persiste toujours, les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao n’ont pris aucune décision majeure concernant la résolution du conflit. Ils ont évoqué brièvement la situation.

La Cedeao tente timidement de gérer la crise togolaise

Le 52e sommet de la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s’est terminé ce dimanche. Les Chefs d’État et gouvernement ouest-africains ont quitté Abuja sans avoir pris d'engagements majeurs concernant les crises de la sous-région, notamment la crise togolaise ponctuée par plusieurs manifestation de l'opposition dans les rues de Lomé.

La crise togolaise n'était pas à l'ordre du jour, mais certains dirigeants ont tenu à l'insérer au menu des discussions. Après avoir évoqué quelques sujets d’actualités dans certains pays de la sous-région, le Président nigérian Muhammadu Buhari a brièvement intervenu sur la situation qui prévaut au Togo et a appelé pouvoir et opposition à dialoguer dans le but de résoudre les différends politiques.

Le président du Conseil des ministres de la Cedeao, Robert Dussey a également évoqué cette crise avec un ton diplomatique. "La conférence des chefs d'États et de gouvernements lance un appel aux acteurs politiques togolais à s'engager pleinement et dans les plus brefs délais, dans un dialogue inclusif, dans un esprit de compromis pour parvenir à une approche partagée dans la mise en oeuvre des réformes politiques, dans le respect de l'ordre constitutionnel et des institutions démocratiques" , a-t-il déclaré.


Appelée à résoudre les conflits dans la sous-région, la Cedeao tente donc timidement de gérer cette crise sans prendre de décisions majeures face à l'opposition qui réclame le départ de Faure Gnassingbé, successeur de son père en 2005. "Le Togo est le seul pays de la CEDEAO où il n'y a pas eu d'alternance politique depuis son indépendance. Depuis 1960, le pays n'a jamais connu d'alternance politique démocratique ", précise Éric Dupuy, chargé de communication de l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC).