Togo: L’opposition attendue chez Nana Akufo-Addo pour des pourparlers

L'opposition togolaise
Par Timothée Jean
Publié le 29 décembre 2017 à 11:14 | mis à jour le 29 décembre 2017 à 11:14

Alors que les manifestations se poursuivent toujours au Togo, les leaders de l’opposition se rendront ce vendredi 29 décembre au Ghana pour des échanges avec le président Nana Akufo-Addo. Objectif, discuter de la sortie de crise qui secoue le pays depuis près de trois mois.

L’opposition attendue chez Nana Akufo-Addo, signe de fin de crise politique au Togo ?

En ce jour, les principaux chefs de l’opposition Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Tikpi Salifou Atchadam et Jean-Pierre Fabre se rendront à Accra pour rencontrer le président ghanéen Nana Akufo-Addo, représentant l’ensemble des chefs d’État impliqués dans le dossier togolais.

La médiation ghanéenne a régulièrement organisé des tractations avec l’opposition et des consultations avec gouvernement, mais le dialogue tant annoncé peine toujours à démarrer. Les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao n’ont d’ailleurs pris aucune décision majeure concernant la résolution du conflit togolais, ils ont évoqué brièvement la situation lors de la 52e Conférence de la Cedeao, qui s'est tenue le 16 décembre à Abuja.

Selon des sources autorisées, les chefs de la coalition politique sont donc présents dans la capitale pour connaitre la version officielle de la décision prise par la Cedeao sur la question de sortie de crise au Togo.

Par ailleurs, la visite des trois leaders de la coalition suscite diverses interrogations, surtout que les mobilisations à Lomé semblent s’intensifier ces derniers jours. Cette visite serait-elle une intention manifeste de renforcer la prise de position de la coalition ou une volonté d’adhérer au schéma de sortie de crise proposé par régime Faure Gnassingbé ?


Il faut souligner que le Président togolais, dans son message de fin d'année à la nation, a maintenu avec l'ensemble de la classe politique et les forces vives togolaises un dialogue inclusif et permanent, mais l'opposition s'y refuse toujours.