Procès à la CPI: Le Juge-Président Chile Eboe lance un appel depuis Accra

le juge Chile Eboe-Esuji lance un appel depuis Accra
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 17 octobre 2019 à 10:35 | mis à jour le 17 octobre 2019 à 16:14

En attendant de se prononcer sur l'appel de Fatou Bensouda contre l'acquittement de Gbagbo et Blé Goudé, Chile Eboe-Esuji a le temps de venir se ressourcer en Afrique. Le Président de la Cour pénale internationale (CPI) était en visite au Ghana, ce mardi 15 octobre 2019, où il a été reçu en audience par le Président Akufo-Addo.

Ghana: Le Juge-Président de la CPI, Chile Eboe, enfonce "ceux qui sont enclins à commettre des crimes d’atrocité"

Après l'annonce de Fatou Bensouda de son intention d'interjeter appel contre l'acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l'on apprend que la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a effectivement déposé ses mémoires écrites, ce mercredi 16 octobre auprès de la Chambre d'appel. Un jour plus tôt, c'est-à-dire le mardi 15 octobre, le Président de la CPI, Eboe-Osuji, était en visite au Ghana.

Chile Eboe-Esuji a en effet animé une conférence au pays de Kouamé N'Kruma, sur invitation de l’Institut ghanéen de gestion et d’administration publique (« Ghana Institute for Management and Public Administration » – GIMPA). Au cours de sa conférence, le Magistrat nigérian est revenu sur l'importance et l'utilité de la CPI.

« Il y a de nombreuses raisons d’insister sur le fait que la simple existence de ce mécanisme judiciaire permanent de responsabilité constitue vraiment un obstacle gênant à la libre volonté de ceux qui sont enclins à commettre des crimes d’atrocité », a-t-il déclaré.

Poursuivant, le Président de la CPI a ajouté que la nécessité de la Cour réside dans le fait qu'elle concourt au développement économique et humain dans la mesure où le Statut de Rome criminalise les comportements qui favorisent ou sont inhérents aux conflits armés et leurs effets destructeurs sur la société.


Après sa conférence, le Juge-Président Chile Eboe-Esuji a été reçu en audience par le président ghanéen S.E. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Lequel n'a pas manqué de déclarer qu'il y avait « peu de doute que l'émergence de la Cour a comblé…un vide significatif et important dans l'architecture globale de la responsabilité pour le mal à l'échelle de masse ». Soulignant l'impératif que la portée de la Cour soit universelle et que « le Ghana reste attaché à ses obligations en vertu du Statut de Rome et du travail de la CPI ».



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