L’acquittement définitif de Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, entre 2000 et 2011,  devrait accélérer son retour à Abidjan après dix années d’absence.

Ouattara pas opposé au retour de Laurent Gbagbo à Abidjan

Près de 10 ans après l’ouverture de l’affaire judiciaire le concernant devant la Cour pénale internationale (CPI), l’ex-chef de l’ Etat ivoirien Laurent Gbagbo est définitivement libre. Avec son ancien ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé,  Gbagbo était jugé pour “crimes contre l’humanité” en raison de son rôle présumé dans les violences post-électorales de 2010 et 2011, nées de son refus de reconnaître la victoire à la présidentielle de son rival Alassane Ouattara.

Ces violences qui ont fait 3.000 morts, avaient poussé la CPI à engager fin 2011 une procédure judiciaire à son  encontre.  Le Mercredi 31 mars 2021, l’ancien président ivoirien a été définitivement reconnu « non coupable » par la chambre d’appel de cette juridiction internationale. Confirmant ainsi la décision d’acquittement, prise en janvier 2019, par la chambre de première instance. Cette décision saluée par les milliers de  partisans de l’ex-chef d’État, lui ouvre incontestablement  la voie d’un retour en Côte d’Ivoire.   

Selon Jeune Afrique, le président  Alassane Ouattara, adversaire politique de Laurent Gbagbo, ne serait plus opposé à un retour au bercail du fondateur du Front populaire ivoirien (FPI). Mieux, il envisagerait de « l’encadrer ».  Les discussions concernant ce retour, devraient sans trop grande difficulté, reprendre dans les prochains jours, après l’officialisation du nouveau gouvernement.

La  réhabilitation de la résidence de l’ex-président à Mama, achevée

C’est Hamed  Bakayoko qui menait les discussions  visant le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo. Mais  la maladie suivie du décès de l’ancien chef du gouvernement ivoirien, ont entrainé la suspension du processus. La nomination d’Achi Patrick comme Premier ministre et le retour en Côte d’Ivoire d’ Assoa Adou, après une visite à Gbagbo à Bruxelles, devraient permettre une reprise rapide des négociations.

Mais il semble que, dans le camp Gbagbo, on ne veut pas précipiter les choses mais on insiste en effet sur les garanties à sa sécurité. Laurent Gbagbo espère bénéficier de la loi sur le statut des anciens chefs d’ Etat dont il a été exclu depuis sa chute du pouvoir en 2011. Laquelle loi lui octroie, en sa qualité d’ancien président, un salaire,  des frais de déplacement et du personnel. Selon  un membre de sa famille, la réhabilitation de sa résidence de Mama, son village, est terminée et les travaux de celle d’Abidjan, sont en passe de l’être.