Danièle Boni Claverie juge le nouveau gouvernement d’Alassane Ouattara. La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD) se réjouit de l’absence de l’opposition dans l’équipe gouvernementale de Patrick Achi.

Ce que Danièle Boni Claverie pense du gouvernement Ouattara

Alassane Ouattara a formé son nouveau gouvernement. Le président ivoirien a resserré les rangs avec une équipe de 41 ministres. Le chef de l’État a fait confiance à Patrick Achi pour gérer la Primature. Le gouvernement formé, Danièle Boni Claverie se prononce sur la nouvelle équipe.

La fondatrice du parti politique URD ne cache pas sa joie après la publication de la liste des membres du gouvernement. En effet, l’ancienne ministre de la Communication soutient que les élucubrations prendront fin. Boni Claverie est allée plus loin en critiquant la composition de l’équipe de Patrick Achi.

Selon l’opposante ivoirienne, « il n’y a rien de nouveau » dans ce gouvernement. « Les gouvernements monocolores d’Alassane Ouattara se succèdent et se ressemblent tous. Le RHDP est omniprésent alors que la rentrée de quelques membres de la société civile aurait pu donner l’impression de casser l’hégémonie du parti au pouvoir et ainsi ouvrir des perspectives d’union », a-t-elle critiqué.

La fille d’Alphonse Boni, un ancien ministre d’Houphouët-Boigny, a scruté « les fonctions dévolues à chaque ministère ». Danièle Boni Claverie remarque que »le ministère de l’Intégration se fond dans le ministère des Affaires étrangères à qui on ajoute comme béquille un ministère délégué ».

Boni Claverie, une opposante ivoirienne

La réconciliation nationale, un « chantier vide »

Danièle Boni Claverie durcit le ton. Elle note que « le chantier de la réconciliation reste désespérément vide ». Elle espère donc que le gouvernement de Côte d’Ivoire se mettra à la tâche dans un dynamisme renouvelé pour le peuple ivoirien. Cela permettra aux Ivoiriens de retrouver l’essence de leur unité.

L’ancienne journaliste ivoirienne plaide pour que le gouvernement ivoirien fasse de la lutte contre la corruption un défi majeur. « Certes, la corruption est imputable à la faiblesse de nos institutions et au recul du niveau de vie de nos populations, mais elle est conditionnée par une volonté politique forte et des pratiques de bonne gouvernance », ajoute Boni Claverie.

L’opposition absente du gouvernement

Pour la première responsable de l’URD, il faut se réjouir de l’absence de l’opposition au sein du gouvernement. Pour Boni Claverie, la formation d’un gouvernement d’ouverture ne consiste pas en une course effrénée aux postes ministériels.

« Cette ouverture annoncée par le Premier ministre a donc fait flop », remarque-t-elle. Pourtant, « elle aurait dû exprimer la volonté du pouvoir de privilégier la cohésion sociale en rendant effective la réconciliation nationale ».