Alassane Ouattara accepte de recevoir Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en Côte d’Ivoire. Le président ivoirien a pris acte de l’acquittement définitif de l’ex-chef d’État et de son ancien ministre de la Jeunesse. Il a affirmé que son pouvoir contribuera au retour du « Woody » de Mama à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

Alassane Ouattara prend en charge les frais de voyage de Gbagbo

À l’issue du Conseil des ministres du 7 avril 2021, Alasssane Ouattara a annoncé que le gouvernement ivoirien prend acte de l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo et Blé Goudé par la Cour pénale internationale (CPI). Il fait remarquer que l’ancien président ivoirien et son protégé peuvent rentrer à Abidjan en toute liberté.

Désormais, rien ne devrait empêcher le retour du fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) et du patron du COJEP (Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples).

Alassane Ouattara apprend que la présidence ivoirienne prendra en charge les frais de voyage de l’époux de Simone Gbagbo et de l’ex-leader de la FESCI ( Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire). Toutefois, le pouvoir prendra les dispositions pour que le père de Michel Gbagbo bénéficie des avantages d’ancien chef d’État. Et ce, conformément aux textes en vigueur. Cependant, Laurent Gbagbo préfère regarder en direction du greffe de la CPI.

Gbagbo n’est pas pressé de renter

La CPI a jugé Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Après un procès marathon, l’opposant historique d’Houphouët-Boigny et son codétenu ont été blanchis par la justice internationale. L’ancien adversaire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2010 a échangé avec Assoa Adou. M. Gbagbo convient de faire confiance au greffe de la CPI pour son retour sécurisé.

En marge du Conseil des ministres, Amadou Coulibaly, le porte-parole du gouvernement, a rassuré sur les bonnes intentions du président de la République. « À moins que vous pensiez que le chef de l’ État soit particulièrement cynique. Ça me parait assez gros d’offrir les frais de transport de quelqu’un juste parce qu’on a envie de le mettre derrière les barreaux », a déclaré le ministre de la Communication.

Néanmoins, le successeur de Sidi Touré ne manque pas de préciser que « la justice fera son travail ».