Traoré Salif dit Asalfo, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, a expliqué les raisons pour lesquelles le groupe Magic System ne n’est jamais disloqué. Les magiciens s’appliquent une discipline qui, pour leur lead vocal, explique leur longévité.

Asalfo se sentait attendu par les autres membres de Magic System

Contrairement aux autres groupes Zouglou formés dans les années 90, Magic System est un des rares à résister au temps. Ce groupe ne s’est jamais disloqué contrairement aux célèbres « Salopars » ou encore les « Poussins-chocs » des rescapés Yodé & Siro. Si les enfants d’Anomabo sont toujours ensemble, c’est parce que les règles édictées pour le fonctionnement du groupe qu’ils forment sont respectées.

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, le lead vocal du groupe, Traoré Salif dit, Asalfo, a expliqué les raisons pour lesquelles ses complices et lui évoluent ensemble encore aujourd’hui. Ils se sont disciplinés, ce qui limite les querelles qui auraient pu les diviser.

« Vous savez pourquoi le groupe Magic System ne se divise pas ?  Parce que je n’ai jamais mis en tête que c’est moi qui suis le plus vu, ou c’est moi qui suis le plus connu … moi je suis Asalfo parce qu’il y a Tino , Goudé et Manadja derrière … donc on comprend qu’on ne peut pas s’appuyer sur des gens parce qu’on est fort, mais on s’appuie sur des gens pour être fort » a expliqué l’artiste ivoirien avant d’ajouter : « Toutes les règles qui ont été mise en place dans Magic System, le premier à les respecter, c’est moi. Pour pouvoir parler aux autres, il faut que toi-même, tu serves d’exemple ».

Magic System : Seul Manadja a été mis à l'amende

L’anecdote de l’amende du magicien Manadja

Poursuivant, le commissaire général du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) a raconté une anecdote sur Manadja. « En 2007, on n’a mis en place une règle qui dit que, lors que nos spectacles, celui qui loupe le train ou l’avion avec le groupe, non seulement, il paye son billet à ses propres frais, mais quand il arrive au concert, il joue et il ne se sera pas payé. Et le premier qui est tombé dans le panneau, c’est Manadja. On devait partir en Algérie, il est arrivé en retard, nous avons quitté Paris sans lui, il a payé son billet d’avion pour nous rejoindre en Algérie, et on avait 3 concerts, il a joué, mais il n’a pas été payé… « , a expliqué Asalfo avant d’ajouter :

« Finalement, c’est moi que tout le monde attendait au tournant … et un jour j’ai mal apprécié l’heure, et je suis partir en retard de chez moi… j’étais dans ma voiture, et ce jour-personne ne m’a appelé pour me demander à quel niveau je me trouvais … et j’arrive à la gare de train, j’ai laissé mes affaires dans la voiture, et j’ai couru jusqu’au wagon le plus proche … et dès que je suis monté, le train a démarré , et c’est en ce moment que Manadja m’appelle pour me dire qu’ils ont démarré , et je lui ai dit que je suis aussi dans le train , tellement qu’il ne croyait, il a crié : tu mens. C’est pour dire qu’en 22 ans de carrière, je n’ai jamais raté un train, je n’ai jamais loupé un avion, je n’ai jamais loupé un rendez-vous parce que je me suis imposé moi-même cette rigueur « .

Par ce propos, le zouglouman mettait en avant l’importance de se donner une discipline en toute chose.