Qui succédera à Ibrahim Boubacar Kéita au Palais de Koulouba ? L’interrogation est d’autant plus pertinente que le Conseil de sécurité exige de Bah N’Daw un chronogramme du processus électoral. Le Président de la transition malienne se doit donc de proposer un calendrier électoral définitif dans les meilleurs délais.

À quand la date des élections pour remplacer Ibrahim Boubacar Kéita

Août 2020, la mutinerie qui a éclaté au sein de l’armée malienne a fini par déposer Ibrahim Boubacar Kéita. Et ce, après à la suite d’une crise politique à rebondissements. Le président malien faisait en effet face à des manifestations du M5, mouvement conduit par le charismatique Imam Mahmoud Dicko.

Après la chute d’IBK, l’armée s’était emparée du pouvoir. Avec à la tête du Comité national du salut du peuple le Colonel Assimi Goïta. Cependant, sous la pression de la CEDEAO, les militaires  finiront par céder la place à un pouvoir « civil ». Le Colonel à la retraite, Bah N’Daw, arrive aux affaires en qualité de président de la Transition.

Sa mission ne sera en effet pas de tout repos, eu égard à l’omniprésence des militaires dans les arcanes du pouvoir. Qu’à cela ne tienne. La transition malienne suit son cours. Tant bien que mal. La préoccupation majeure de la communauté internationale consistant à écourter, autant que faire se peut, cette période transitionnelle.

« Organisation d’élections libres et équitables », la priorité absolue du Conseil de sécurité

C’est dans cette dynamique que le Conseil de sécurité des Nations Unies a ouvert une lucarne sur la crise malienne. Au cours d’une réunion tenue par visioconférence, Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice américaine à l’ONU s’est voulue formelle. « Nous devons nous assurer que des élections libres et équitables se déroulent à temps », a lancé la diplomate américaine.

Avant d’insister : « La priorité absolue doit être l’organisation et la tenue d’élections libres et équitables. » Puis, elle précise que ce scrutin doit se tenir « d’ici la fin de la période de transition ». Les autorités électorales compétentes ont pour mission de publier un calendrier électoral définitif. Celui confirmant les dates du processus électoral.

À noter que la transition dispose de 18 mois pour un retour à l’ordre constitutionnel. Aussi, la période transitionnelle devait-elle déboucher sur les élections. Probablement début 2022, suivant l’échéance fixée. Mais pour l’heure, aucune date précise n’a encore été annoncée pour lancer la succession d’Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK.

Situation sécuritaire très alarmante au Nord-Mali

Le Mali, faut-il le rappeler, depuis le temps d’Amadou Toumani Touré, puis d’Ibrahim Boubacar Kéita est en proie aux islamistes. Outre les djihadistes et autres terroristes, de nombreux groupes armés ont mis le septentrion malien sous leur coupe.

La rébellion touarègue, qui avait installé son fief à Kidal, est signataire de l’accord de paix d’Alger. Elle avait d’ailleurs proclamé l’État de l’Azawad, avant de se raviser. De leurs côtés, les autorités du Mali poursuivent leurs efforts, mais les exactions se poursuivent dans les régions du nord-mali. Bamako, la capitale malienne, n’est également pas épargnée. En témoigne l’attaque terroriste qui a frappé le Radisson Blu.

L’armée française, à travers l’opération Barkhane, est appelée à intervenir au Mali. N’empêche que le peuple malien continue de payer un lourd tribut dans cette guerre sans visage.

Vendredi dernier, une attaque a été perpétrée contre un camp de la Minusma. Attaque qui a coûté la vie à quatre Casques bleus et fait 34 blessés selon un rapport récent. 40 assaillants ont par ailleurs ont été tués.