Côte d'Ivoire: Ouattara invité à faciliter le retour de Guillaume Soro

Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 10 April 2021 à 13:23 | mis à jour le 10 April 2021 à 13:23

Jules Brou, proche de Guillaume Soro, invite le Président Alassane Ouattara à faciliter le retour à Abidjan de l'ex-chef du Parlement ivoirien et de tous les exilés politiques.

Après Gbagbo, Ouattara invité à faciliter le retour de tous les exilés politiques

Au cours du Conseil des ministres, tenu le mercredi dernier, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a marqué son accord pour le retour à Abidjan de Laurent Gbagbo et Charles Blé, les deux Ivoiriens récemment acquittés par la Cour pénale internationale (CPI).

« MM. Gbagbo et Blé Goudé sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent », a déclaré le président Ouattara à l’ouverture du premier conseil des ministres de son nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Patrick Achi.

« Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République », a-t-il ajouté, précisant que "ses frais de voyage et ceux des membres de sa famille seront pris en charge par l’Etat de Côte d’Ivoire".

Une décision qui réjouit Jules Brou, proche de l’ancien chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro. Jules Brou souhaite que le président du RHDP élargisse cette décision aux milliers d’Ivoiriens en exil, notamment Guillaume Soro, poursuivi par la justice ivoirienne.

« Le retour au pays de l'opposant Laurent Gbagbo pourrait débloquer le processus de "dialogue national" pour lequel nous militons depuis plusieurs années », a réagi Jules Brou.

''Soro, une personnalité politique qui ne peut pas être écartée aux forceps, de la vie politique"

Le pro-Soro exhorte le président Alassane Ouattara à faciliter aussi le retour de tous les exilés politiques, notamment de Guillaume Soro qui est, selon lui, un symbole vivant de la volonté des Ivoiriens « à réaliser par la voie démocratique, l'alternance au sommet de l’État ».

A en croire ce proche de l’ex-chef de la rébellion des Forces nouvelles, écarter Soro du processus de réconciliation nationale en cours, serait approfondir la fracture sociale en Côte d’Ivoire.

« Il s'agit d'une aspiration souhaitée par la majorité des Ivoiriens. Bien sûr, Guillaume Soro est une personnalité politique qui ne peut pas être écartée aux forceps de la vie politique Ivoirienne au risque d'approfondir la fracture sociale en Côte d’Ivoire », a-t-il laissé entendre.

« Il convient donc au régime d'Alassane Ouattara de prendre les dispositions nécessaires, et cela avec sincérité jusqu’au bout, pour aller à un dialogue national inclusif impliquant toutes les forces vives de la nation », a-t-il poursuivi.

Guillaume Soro et plusieurs de ses proches sont accusés de tentative de déstabilisation. Depuis son retour manqué à Abidjan en décembre 2019, Guillaume Soro vit en exil en Europe sous la menace d’un mandat d’arrêt international, lancé par les autorités ivoiriennes.




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