Côte d'Ivoire: Vers une liberté provisoire pour Pulchérie Gbalet ?

Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 14 April 2021 à 17:33 | mis à jour le 14 April 2021 à 17:33

En détention provisoire depuis plusieurs mois, Pulchérie Edith Gbalet, activiste de la société civile, a été conduite, mercredi 14 avril 2021, devant le parquet d' Abidjan.

Pulchérie Gbalet devant le juge d’instruction ce mercredi

Après 7 mois de détention, l'activiste de la société civile, proche de l'opposition ivoirienne, pourrait recouvrer la liberté, ce mercredi 14 avril 2021. La présidente de l' ONG Alternative citoyenne qui avait en août 2020, appelé à une marche de contestation contre le troisième mandat jugé illégal du président Alassane Ouattara, a été conduite devant un juge, ce mercredi.

"Elle est est en instruction. Elle sera reçue par le doyen des juges. C'est la méthode quand quelqu'un est en instruction", a confirmé Samba David, président de la Coalition des indignés de Côte d'Ivoire, joint par la rédaction d' Afrique sur 7.

Il a exprimé son optimiste quant à la probable libération de la présidente d' Alternative citoyenne ivoirienne (ACI). "Ce que nous avons comme information au niveau des chancelleries. La pression est forte. Et elle est devrait être libérée en tant qu'activiste de la société civile. On peut donc espérer qu'elle soit libérée à l'issue de son audition", a-t-il rassuré.

"Du moment où les acteurs politiques, initiateurs du mot d'ordre, sont en liberté, il n'y a pas de raison qu'elle soit maintenue en prison", a fait savoir l'activiste de la société civile. En août 2020, à l'appel de l'opposition et de la société civile dont ACI, les manifestations liées à l'annonce de la candidature de M. Ouattara et interdites par le pouvoir, ont dégénéré en violences pendant trois jours, faisant six morts et une centaine de blessés.

68 personnes dont Pulchérie Gbalet et des responsables politiques de l'opposition, ont été interpellées pour trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, violence sur les forces de l’ordre et destruction de biens d’autrui. Plusieurs voix, notamment celle des organisations de défense des droits de l'Homme, s'étaient élevées en vain pour exiger leur libération.

Pouvoir et opposition ont opté pour la décrispation de l'atmosphère socio-politique

Très contesté au lendemain de sa réélection à un troisième mandat controversé, le chef de l' exécutif ivoirien a opté depuis lors, pour des actions allant dans le sens de la décrispation du climat socio-politique.

Plusieurs responsables de l'opposition politique, arrêtés au plus fort des mouvements de contestation contre le troisième mandat du président Ouattara, ont bénéficié des largesses de la justice ivoirienne.

Pascal Affi N'guessan (FPI), Maurice Kakou Guikahué (PDCI-RDA) , et des centaines de militants de l'opposition, ont été libérés et placés sous contrôle judicaire. Conformément aux recommandations du dialogue politique entamé depuis fin décembre 2020, pouvoir et opposition ont fait le choix de fumer le calumet de la paix.

Ils se sont inscrits depuis dans un processus de décrispation de l'atmosphère socio-politique nationale. Les violences électorales d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire, ont fait au moins 85 morts et 484 blessés.




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