En liberté provisoire, les proches de Guillaume Soro menacés?

Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 16 April 2021 à 19:38 | mis à jour le 16 April 2021 à 19:38

L’audition annoncée des proches de Guillaume Soro, en liberté provisoire depuis septembre 2020, ce vendredi, au tribunal d’ Abidjan, a été reportée au 30 avril prochain.

L'audition des proches de Guillaume Soro, reportée au 30 avril prochain

Une dizaine de proches de l'ex-chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro, étaient convoqués ce vendredi au tribunal de première instance d' Abidjan. L'audience prévue de l'ex-député Camara Loukimane et de ses camarades, en liberté provisoire depuis le 24 septembre 2020, a été reportée au 30 avril 2021.

Selon des sources, le report de l'audience a été obtenu à la demande des avocats des cadres de l'ex-rébellion des Forces nouvelles. C'est le 23 décembre 2019, que Camara Loukimane, Alain Lobognon, Soro Kanigui et une vingtaine de cadres du mouvement Générations et peuples solidaires (GPS), ont été arrêtés alors qu'ils préparaient activement le retour à Abidjan, de Guillaume Soro, leur mentor.

Ce qui est reproché à l'ex-chef du Parlement et ses proches

Poursuivis pour atteinte à la sécurité publique, trouble à l’ordre public, discrédit sur les institutions et leurs fonctionnements, incitation à la désobéissance aux ordres de l’autorité légitime, publication, diffusion et divulgation de nouvelles fausses, ces pro-Soro seront arrêtés et placés sous mandat de dépôt, des mois durant, avant de bénéficier pour certains d'une mise en liberté provisoire.

D'autres par contre, croupissent toujours sans jugement en prison. C'est le cas pour Simon Soro, frère cadet de l'ancien chef du Parlement ivoirien; d'Alain Lobognon et de Souleymane Kamaraté, accusés au même titre que leur mentor, de tentative de déstabilisation du régime du président Alassane Ouattara. Guillaume Soro qui vit contraint à l'exil depuis son retour manqué à Abidjan, est sous la menace d'un mandat d'arrêt lancé par les autorités ivoiriennes.

Il a été, en outre, condamné par contumace, l'an dernier à 20 ans d'emprisonnement, par le tribunal d' Abidjan, pour détournement, recel de blanchiment de capitaux dans le cadre de l'achat de sa résidence de Marcory-Abidjan. Candidat déclaré à la présidentielle d'octobre 2020, son dossier de candidature avait été rejeté en raison de cette condamnation. Une situation qui aura contribué à pourrir davantage les relations entre l'ancien chef rebelle et ses ex-alliés du RHDP (parti au pouvoir).




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