Bénin: Réélu président, Patrice Talon répond à ses détracteurs

Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 16 April 2021 à 21:04 | mis à jour le 16 April 2021 à 21:04

Au Bénin, Patrice Talon est sous les feux des critiques depuis sa réélection à un second mandat présidentiel.

Patrice Talon: "Le développement du Bénin ne dépend pas de ceux qui nous regardent de loin"

"Le développement du Bénin ne dépend pas de ceux qui nous regardent de loin", a déclaré en substance le président réélu du Bénin. A son domicile privé, entouré de plusieurs de ses proches, l'ex-magnat du coton a également tenu à remercier l'ensemble des électeurs béninois qui ont activement œuvré à son élection à un second mandat présidentiel.

Selon les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome, le président sortant a recueilli plus de 86 % des suffrages au scrutin présidentiel du 11 avril dernier, boycotté par l'opposition. Sous le feu des critiques depuis le début du processus électoral, le chef de file de la mouvance présidentielle dit ne pas mal prendre ce qui est dit.

"Ces critiques sont de nature à nous galvaniser davantage"

Patrice Talon pense que ces critiques sont de nature à le galvaniser, son équipe et lui, en vue de conduire le Bénin vers le développement. " C'est de nature à nous galvaniser davantage et voir s’il n’y a pas une part de vérité, de raison par rapport à ce qui est dit, et si tant est qu’on le constate nous nous corrigeons à chaque fois », a-t-il indiqué à propos des critiques.

Il a ensuite promis de donner le meilleur de lui-même, de corriger ses insuffisances puisqu’il n’a pas l’assurance que tout est parfait même si les citoyens l’ont une nouvelle fois porté à la magistrature suprême. Il est reproché au président Talon d'avoir verrouillé le processus électoral dans l'objectif de s'assurer une victoire confortable dès le premier tour du scrutin.

Au scrutin présidentiel du dimanche 11 octobre dernier, Patrice Talon était face à deux autres candidats quasiment méconnus du grand public. Les figures de l'opposition, susceptibles de lui tenir la dragée haute, ont soit été contraintes à l'exil, soit ont vu leurs dossiers de candidature recalés par la commission électorale nationale autonome. Les résultats définitifs devraient être proclamés d'ici à fin avril.




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