La FIFA menace: Neuf clubs anglais et italiens renoncent à la Super Ligue

Par Eugène SAHI
Publié le 22 April 2021 à 11:04 | mis à jour le 22 April 2021 à 11:04

Les clubs dissidents fondateurs de la Super Ligue "devront subir les conséquences" de leur rupture, a affirmé mardi le président de la FIFA, Gianni Infantino. Après les six clubs anglais, les trois club italiens impliqués, ont renoncé à leur tour au projet, mercredi.

La Super Ligue n'existe plus pour les clubs anglais et italiens 

Il n'y a "pas le moindre doute" que la Fifa "désapprouve fortement" le projet de Super Ligue lancé lundi par douze clubs européens dissidents qui "devront subir les conséquences" de leur rupture, menaçait mardi Gianni Infantino.

Les douze clubs dissidents ont secoué l'Europe du foot dans la nuit de dimanche à lundi en lançant leur Super Ligue, qu'ils veulent lancer au plus vite pour concurrencer la traditionnelle Ligue des champions de l'UEFA.

Mercredi, la Juventus, présidée par Andrea Agnelli, l'un des principaux instigateurs du projet de la Super Ligue, avec le patron du Real Madrid Florentino Perez, a reconnu que cette compétition avait désormais "peu de chances" de voir le jour "dans la forme sous laquelle elle a été initialement conçue" après le retrait de la quasi-totalité des douze clubs impliqués.

Ce projet voulant supplanter la Ligue des champions, est "un club fermé", "dissident des institutions existantes", a pointé le patron de la Fifa en ouverture du congrès annuel de l'UEFA, l'instance européenne du football.

"Soit vous êtes dedans, soit vous êtes dehors. Vous ne pouvez pas être avec moi.

L’AC Milan et l’Inter, sensibles aux “préoccupations des fans”

De son côté, “sensible aux préoccupations des fans”, l’AC Milan a annoncé qu’il renonçait au projet. "Les voix et les inquiétudes des supporters dans le monde entier par rapport au projet de Super Ligue ont été fortes et claires, et notre club doit rester sensible et attentif à l'opinion de ceux qui aiment ce sport merveilleux", explique le club rossonero.

Pour autant, Milan, contrôlé depuis 2018 par le fonds d'investissement américain Elliott, juge qu'une "évolution est nécessaire pour progresser". "Nous continuerons à nous impliquer activement pour définir un modèle durable pour le monde du football", ajoute-t-il.

L'Inter Milan n'a pas non plus renoncé à l'envie de réformer le football en dépit de son retrait: "L'Inter estime que le football, comme tout secteur d'activité, doit chercher à améliorer constamment ses compétitions, afin de continuer à procurer des émotions aux fans dans le monde, dans un cadre de viabilité financière", a écrit le club nerazzurro, qui appartient au groupe chinois Suning.

"Avec cette vision, nous continuerons à travailler avec les institutions et toutes les parties prenantes", a-t-il ajouté. Seuls le FC Barcelone et le Real Madrid restent pour le moment officiellement porteurs de ce projet annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, avec l'objectif de supplanter la Ligue des champions.




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