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Burkina Faso : autorisation obligation pour étudier à l’étranger

Cochimau HOUNGBADJI
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Burkina Faso : le gouvernement impose une autorisation pour étudier à l'étranger
Burkina Faso : le gouvernement impose une autorisation pour étudier à l’étranger

Au Burkina Faso, l’État impose désormais une autorisation à tous les étudiants désireux d’étudier à l’étranger. C’est l’un des changements majeurs apportés au décret nᵒ 2021-1263/PRES/PM/MAECIABE/MINEFID/MESRSI/MFPTPS/MJPEE du 9 décembre 2021 portant définition des divers régimes d’aides, de bourses d’études, de bourses de stages et fixation de leurs modalités de contingentement. Cette décision a été actée en Conseil des ministres du jeudi 25 juin 2026 présidé par le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition.

Enseignement supérieur au Burkina Faso : une décision d’Ibrahim Traoré fait polémique

Le gouvernement de transition du Burkina Faso engage des réformes strictes dans l’enseignement supérieur. La réforme la plus importante qui fait déjà grincer les dents est celle liée aux études à l’étranger. Pour les autorités, l’objectif est d’encadrer les projets d’études à l’extérieur afin de les aligner sur la vision du pouvoir en place, mais au sein de l’opinion beaucoup dénoncent une décision restrictive pour limiter les jeunes burkinabè dans leurs ambition.

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Selon les explications du ministre de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, « dorénavant, tout étudiant, tout Burkinabè qui veut accomplir ses études à l’extérieur et ayant obtenu une bourse a l’obligation d’obtenir une autorisation préalable avant d’entamer ses études à l’extérieur ». Dans un deuxième volet, le décret cible les étudiants bénéficiaires d’une bourse accordée par une structure internationale ou interétatique ou autre pour étudier sur le territoire national. « De même, il est désormais recommandé et même exigé que tout étudiant burkinabè qui veut aller à l’extérieur pour accomplir ses études puisse obtenir une autorisation, quelle que soit la source de financement, y compris les financements personnels », a ajouté le ministre.

L’autorité ministérielle a été ferme. Adjima Thiombiano a clairement indiqué que de lourdes conséquences attendent tous les étudiants qui vont tenter de se soustraire à cette exigence. « Sans l’obtention de ces autorisations préalables, l’apprenant s’expose au rejet de son diplôme, titre et grade obtenus à l’extérieur », a-t-il déclaré.

Une décision pour limiter les « cas sociaux »

Selon le ministre en charge de l’enseignement supérieur, la décision fait suite à des constats alarmants. « Nous avons remarqué qu’il y a beaucoup d’enfants qui sortent du pays mais qui se retrouvent à être des cas sociaux à l’étranger. Certains sont à l’étranger et amorcent des études qui ne sont pas en phase avec la vision actuelle du gouvernement », a-t-il affirmé. Selon ses dires, la réforme va « permettre à l’État d’assurer un suivi des contenus de formations conformément à la vision actuelle du gouvernement et de préparer l’insertion professionnelle de ces étudiants ».

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Cette décision va donner certainement un coup de frein à plusieurs étudiants qui s’apprêtent à saisir les différentes opportunités de bourses étrangères. Le Burkina Faso fait partie des pays d’Afrique subsaharienne avec une présence considérable dans la mobilité internationale. La majorité quittent leurs pays vers d’autres horizons grâce au programme Campus France qui enrôle des centaines d’étudiants de cette région d’Afrique.

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Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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