Côte d’Ivoire : ce que cache la future taxe carbone
La Côte d’Ivoire prépare une taxe carbone pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Le projet, inscrit dans une stratégie nationale, vise à transformer l’économie vers un modèle plus durable. Dans un document rendu public ce jeudi 28 mai 2026, le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a donné quelques détails sur le projet.
Côte d’Ivoire : la stratégie du gouvernement pour réduire les émissions de gaz
Le gouvernement ivoirien a annoncé une stratégie nationale de taxation des émissions de carbone. Cette réforme s’inscrit dans ses engagements internationaux qui portent principalement sur la réduction de 33% des émissions domestiques et de 74% des émissions externes d’ici 2035. La taxe concernera les carburants fossiles, à l’exception du gaz butane, et sera introduite progressivement à partir de 2028. Les recettes collectées seront prioritairement investies dans des projets pour faciliter l’accès à l’électricité.
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Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget précise que « l’excédent de recettes éventuel sera affecté au renforcement de la subvention de l’accès aux cuisinières à gaz ou solaire pour réduire la dépendance au charbon de bois ». Ces ressources seront également consacrées à la mise en place de « transferts directs aux ménages vulnérables et au financement des emplois verts de reconversion dans les secteurs affectés ».
Pour la mise en œuvre de la taxe carbone, les autorités ont établi un calendrier en quatre phases. La préparation juridique et institutionnelle est prévue sur la période allant de 2026 à 2027. L’entrée en vigueur de la mesure avec un taux initial modéré sera actée de 2028 à 2029. De 2029 à 2035, le taux connaîtra une montée en puissance et des ajustements. Après cette période, une étape de révision et d’adaptation du dispositif est prévu en 2035.
Vers une économie bas-carbone
La Côte d’Ivoire connaît une croissance rapide mais fortement carbonée. L’agriculture d’exportation (cacao, café, hévéa, huile de palme) et l’industrie énergétique contribuent à la hausse des émissions. Par ailleurs, le pays est aussi très vulnérable au changement climatique marqué par la hausse des températures, pluies imprévisibles. Ces facteurs constituent des risques pour l’agriculture et la sécurité alimentaire. La taxe carbone apparaît comme une réponse urgente. Toutefois, elle pourrait renchérir les prix des carburants et peser sur les ménages.
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Sur le plan économique, les simulations montrent que la taxe carbone peut induire une baisse limitée de la croissance (-0,058% la première année), mais des recettes fiscales colossales (jusqu’à 335 milliards FCFA si le prix de la carbone atteint 50$). Pour ce qui est des impacts sur les prix des combustibles fossiles, « pour une taxe initiale de 8$ la tonne de CO2, les émission combustibles diminuent de 0,2 million de tonne ».
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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