Islam : Ibrahim Traoré dénonce les « extrémistes »
En visite dans la région de Yaadga, le capitaine Ibrahim Traoré a fait le bilan de la lutte contre le terrorisme. Il a évoqué les défis relevés au quotidien par les Forces de défense et de sécurité. Occasion pour le chef de la transition d’expliquer les raisons qui ont motivé la proposition de la loi d’encadrement des pratiques religieuses. Il s’est directement adressé aux fidèles musulmans à qui il demande d’être « modérés ».
Burkina Faso : Ibrahim Traoré appelle à la pratique modérée de l’islam
Au Burkina Faso, Ibrahim Traoré invite à la modération dans les pratiques musulmanes. Il a déploré les agissements d’une « minorité d’extrémistes » dans le pays. « Les extrémistes, il faut vous ressaisir, le combat est lancé, a-t-il déclaré. C’est ça qui a amené le terrorisme, on va les suspendre de prêche s’ils parlent au hasard. » Le chef du régime militaire soupçonne « l’impérialisme » de vouloir exploiter l’islam pour « détruire » le Burkina Faso. Ces propos corroborent une précédente déclaration dans laquelle il affirmait que des exemplaires du Coran sont retrouvés lors des perquisitions dans les bases terroristes.
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Pour encourager la pratique modérée de la religion et les responsables religieux qui enseignent « la bonne parole », le président Ibrahim Traoré a annoncé un financement pour soutenir ces différents acteurs. Au-delà des frontières burkinabè, le président de la transition a identifié des jeunes burkinabè qui étudient l’islam dans des pays arabes. Ceux-ci seront rapatriés parce que, selon Ibrahim Traoré, « ils n’apprennent pas un métier ». « 800 et quelques mille étudiants étudient la charia, ils n’apprennent pas un métier. Je vais les faire revenir, et celui qui ne va pas revenir, il ne sera plus Burkinabè », a déclaré le président de la transition.
Selon des analystes, cette sortie du président Traoré consolide l’idée selon laquelle il serait dans une logique de fragiliser l’islam qui l’aurait pourtant porté. Les déclarations du capitaine Ibrahim Traoré interviennent quelques semaines après l’arrestation de l’imam Kindo, président des Oulémas sunnites au Burkina Faso. Mohamad Ishaq Kindo a été interpellé précisément le 26 mai 2026 à Ouagadougou après avoir critiqué le projet de loi sur les libertés religieuses adopté le 19 mars 2026. Sa prise de position avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux via un enregistrement audio.
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Son arrestation a suscité la colère des fidèles sunnites et partisans de l’imam. Ils ont tenté des manifestations pour exiger sa libération. Plusieurs manifestants ont été arrêtés pour troubles à l’ordre public.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIJournaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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