Culture africaine

Cameroun/Fête de l’unité: AFP (opposition) suspend sa participation

Gary SLM
Partager :

L’Alliance des forces progressistes (AFP), un parti de l’opposition camerounaise, a suspendu samedi sa participation aux festivités de la fête de l’unité, « désormais vidé de tout son sens républicain ».

La crise anglophone oblique AFP a suspendre sa participation de la fête de l’unité

« (Le parti) AFP se voit dans l’obligation de suspendre sa participation aux festivités du 20 mai désormais vidé de tout son sens républicain », a annoncé la présidente Alice Sadio, dans une note.

Mme Sadio évoque plusieurs raisons dont « la crise anglophone qui s’éternise dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest du pays depuis presque deux ans. »

Depuis 2016, le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique.

Un consortium de syndicats anglophones dissout, exigeait l’indépendance de leurs régions et le départ de M. Biya, au pouvoir depuis 35 ans. Le consortium dénonçait également la marginalisation de la minorité anglophone (environ 20% des 24 millions d’habitants) par rapport à la majorité francophone.

Axées au départ (octobre 2016), sur des aspects corporatistes, les revendications des avocats et enseignants anglophones se sont par la suite transformées en une crise sociopolitique, en raison des répressions des forces de l’ordre.

La situation s’est dégradée avec l’interpellation au Nigeria de 47 séparatistes, dont Sisiku Ayuk Tabe (leader) et leur extradition au Cameroun. Outre les attaques contre les Forces de défense, des groupes sécessionnistes armés, procèdent à des enlèvements de responsables administratifs.

Dans l’Extrême-nord, le pays est confronté à des attaques de la secte islamiste Boko Haram.

Par cette décision, « nous interpellons pacifiquement, une fois de plus les décideurs actuels à calmer leurs ardeurs pouvoiristes et considérer d’abord et avant tout, l’intérêt général », a expliqué la présidente de l’AFP.

Le 30 avril, un réseau panafricain des défenseurs des droits de l’homme (PAHRN), avait appelé, à « un règlement pacifique » de la crise anglophone en cours dans le Sud-ouest et le Nord-ouest, les deux régions du Cameroun

Rédigé par

Gary SLM

Gary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.

Voir ses 6427 articles

Articles similaires