Mali: six ONG internationales suspendent leurs activités à Ménaka

Des ONG internationales arrêtent leurs activités à cause de l'insécurité qui règne au Mali

Le bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) au Mali, a annoncé mercredi que six Organisation non-gouvernementales (ONG) internationales ont "suspendu temporairement leurs activités à Ménaka (Nord-Est Mali), pour des raisons sécuritaires".

Pour des raisons de sécurité, des ONG suspendent leurs activités

"A cause de l'insécurité, six ONG internationales ont suspendu temporairement leurs activités dans la région Ménaka", a indiqué le bureau d’OCHA sur son compte twitter.

Ces organisations "Médecins du Monde", "Acted", "International Rescue Committee", "International Emergency and Development Aid-Relief", "Mercu Corps" et "Norwegian Refugee Council" oeuvraient à Ménaka dans le domaine de l’humanitaire, de l’éducation et de la Santé.

Fin avril, une quarantaine de civils avaient été assassinés dans la région de Ménaka par des inconnus armés. Le président de l’Association malienne des droits de l’Homme (Amdh), Moctar Mariko s’était dit "indigné" et avait appelé à "ouvrir une enquête et traduire les auteurs devant les juridictions".

Début mai, un groupe terroriste a procédé à "l'exécution sommaire de 17 personnes à Tindinbawén et Taylalene", des localités proches de la frontière avec le Niger", a indiqué dans un communiqué la coalition Gatia-MSA.

"Préoccupée par la montée de la violence" dans cette partie du pays et de ses conséquences sur la protection des civils, la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), avait demandé que "toutes les actions nécessaires soient prises pour mettre un terme au cycle de violence".

Fin avril, une trentaine d'hommes munis d'armes de guerre ont attaqué dans la nuit de le poste-frontière de police de Madouba, un département du Nord-Ouest du Burkina, à la frontière avec le Mali, occasionnant "d’importants dégâts matériels", avait indiqué la police.

A l’Etat-major, selon le ministre de la sécurité, "les assaillants ont fait usage d’un véhicule bourré d’explosifs dont la charge était suffisamment forte pour occasionner de graves destructions et de sérieux impacts sur les personnes".

Ces attaques, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de groupes jihadistes (formée le 1er mars 2017 et dirigée par le Malien Iyad Ag Ghali), ont fait huit morts parmi les forces de défense et de sécurité (sur les deux sites), huit assaillants abattus et 85 blessés dont 24 civils.