Fêtes de fin d'année: Usage de pétards, l'Etat va frapper fort

Fêtes de fin d'année: Usage de pétards, l'Etat va frapper fort
Par K. Richard Kouassi
Publié le 04 décembre 2019 à 12:52 | mis à jour le 04 décembre 2019 à 13:33

À l'approche des fêtes de fin d'année, l'usage de pétards ressurgit malgré les mesures prises par les autorités ivoiriennes. Pour cette année, le gouvernement ivoirien entend durcir le ton. Nous apprenons que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile vient de prendre un arrêté interdisant l'usage de pétards, de feux d'artifice et autres substances explosives du genre.

Interdiction de l'usage de pétards, le gouvernement hausse le ton

L'année dernière, à Abobo, au moment où les Ivoiriens se préparaient à célébrer la Saint-Sylvestre, un drame est survenu dans cette commune située au nord du district d'Abidjan. En effet, comme le rapportait la radio Al Bayane, onze enfants avaient été brulés après avoir fait éclater des pétards à proximité d'un dépôt de gaz. Le bilan établi faisait état de deux décès. Malheureusement, chaque année, l'euphorie de la fin de l'année conduit des gamins a poussé l'imprudence jusqu'à commettre l'irréparable.

À Gonzagueville, dans la commune balnéaire de Port-Bouët, il y a deux ans, un jeune homme, nommé Salif Ousmane, a eu le doigt déchiqueté par un pétard. À Koumassi, des gamins n'ont rien trouvé de mieux que d'organiser une bagarre rangée de pétards qui a fait neuf victimes, blessées aux doigts et sérieusement touchées aux yeux.

Chaque année, les autorités ivoiriennes montent au créneau pour interdire l'usage de pétards. Elles n'ont pas failli à la tradition pour 2019. Dans un communiqué publié le 2 décembre 2019, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile informe que "l'usage de pétards et autres substances explosives du genre est interdit sur toute l'étendue du territoire national" du dimanche 1er décembre 2019 au vendredi 31 janvier 2020.

L'arrêté ministériel précise toutefois que "l'usage de feux d'artifice" est également interdit en Côte d'Ivoire, sur la même période. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile met en garde en déclarant que "les contrevenants aux dispositions du présent arrêté" s'exposent à des sanctions.




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