Guinée: L’OIF se retire du processus électoral, ce qu’exige l’institution
En Guinée Conakry, la mission d’assistance de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) s’est retirée du processus électoral en raison de nombreuses insuffisances constatées sur le fichier électoral.
Guinée: La mission de l’ OIF se retire du processus électoral
C’est un véritable coup dur pour Alpha Condé, le président de la République de Guinée. L’organisation internationale de la Francophonie a annoncé lundi 24 février 2020, son retrait du processus électoral.
L’information émane d’un communiqué publié par l’institution dont copie est parvenue à la rédaction d’Afrique sur 7. Cette décision de l’OIF, à en croire le communiqué, résulte des « insuffisances » constatées après un audit conjointement réalisé avec les Nations Unies et leurs partenaires guinéens sur le fichier électoral.
«Sur le constat de ces insuffisances qui persistent, et qui ont été particulièrement signalées à la Commission électorale lors de la récente remise du rapport de mission, il sera difficile pour l’OIF de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée », a déclaré l’organisation. Qui informe que sa position ne pourrait être révisée qu’en cas de consensus sur le nombre d’électeurs par toutes les parties prenantes nationales.
Les principaux partis de l’opposition guinéenne ont tous décidé du boycott des législatives du 1er mars prochain, dénonçant un fichier électoral taillé sur mesure. La mission d’assistance de l’OIF rappelle que le fichier électoral de 2015 comportait 2.490.664 électeurs problématiques qui, bien que n’étant pas repassés en 2019 devant les Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) pour confirmer leur inscription, continuent malgré tout de figurer dans la base de données actuelle.
«Au total, il s’avère que 98% de ces 2.490.664 électeurs ne disposent pas de documents permettant leur identification, bien que la loi prévoie six types de pièces pour justifier l’identité et l’âge de l’électeur », signale l’organisation, tout en précisant que le mandat de la mission technique de l’OIF « ne consistait nullement pas en une quelconque validation ou invalidation du fichier électoral guinéen ».
«La Secrétaire générale de la Francophonie tient à rassurer les partenaires guinéens quant à la disponibilité de l’OIF à soutenir toute initiative qui permettrait, par la voie du consensus, de favoriser le renforcement de la démocratie et la consolidation de la paix et de la cohésion sociale en Guinée », lit-on dans le communiqué.
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