Sommet de l’Union Africaine : la multiplication des conflits inquiète

Ce samedi 14 février 2026, le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est ouvert à Addis-Abeba. Il prend fin ce dimanche. De nombreux dossiers et autant de crises sont examinés. Il s’agit des dossiers des combats dans l’est de la RDC, la guerre civile au Soudan, la reprise de la guerre au Soudan du Sud ou encore la menace terroriste qui frappe de nombreux pays sur le continent.

Sommet de l’Union Africaine : la guerre au sein des nations inquiète les Etats membres

Parmi la cinquantaine de dirigeants présents dans le grand amphithéâtre Nelson Mandela du siège de l’Union africaine, se trouve une moitié seulement de chefs d’État samedi selon ce que rapporte RFI. Les autres se sont faits représenter par leur Premier ministre.

Il est à noter, la présence du président guinéen, le général Mamadi Doumbouya, et celle du président gabonais, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, pour leur premier sommet. Tous deux sont des militaires, auteurs de coups d’État, mais tous deux ont ensuite organisé et remporté des élections qui, en dépit des contestations, leur ont permis de réintégrer les instances de l’UA. Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi est aussi présient alors que le conflit dans l’est de la RDC est l’un des gros dossiers de ce sommet.

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Si les régimes militaires de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger, Burkina) se sont retirés de la Cédéao, que les États-Unis ou Israël mènent des interventions militaires en dehors de tout cadre légal international et que les actes d’ingérence se multiplient en Afrique et dans le monde, une inquiétude a dominé l’ouverture de ce sommet de l’Union Africaine. C’est celle des périls qui menacent le multilatéralisme et la paix.

Le premier à s’en être inquiété à la tribune, c’est le président de la Commission de l’Union africaine, le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, qui a pointé le « bouleversement de l’ordre international ».

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Le président sortant de l’UA, l’Angolais João Lourenço, lui a emboîté le pas. Dans son discours, il a dénoncé, de façon virulente, les élections qui blanchissent des coups d’État sur le continent. « Nous assistons à l’émergence d’un nouveau phénomène qui ne saurait être légitimé ni validé par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Quand nous parlons de la nécessité de rétablir l’ordre constitutionnel, après avoir pris le pouvoir par des moyens inconstitutionnels, nous ne disons pas que cet ordre constitutionnel a été rétabli juste parce que les auteurs d’un coup d’État ont organisé des élections pour se faire élire, car ceci est une forme de blanchiment d’un acte illégitime qui, malheureusement, commence à être perçue comme normale et donc acceptable, alors qu’en réalité, cela menace les fondements mêmes de nos principes ainsi que la paix et la sécurité de notre continent. [Applaudissements] Cela ne peut pas devenir un nouveau moyen normal d’accéder au pouvoir, car cela reviendrait indirectement à encourager à faire des coups d’État pour, ensuite, se blanchir et rester tranquillement au pouvoir », a déclaré João Lourenço


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