Gabon: Jean Ping s'insurge contre le projet de révision constitutionnelle

Gabon : Jean Ping s'insurge contre le projet de révision de la constitution
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 26 décembre 2020 à 10:30 | mis à jour le 26 décembre 2020 à 10:30

Au Gabon, l’opposant Jean Ping est très remonté contre le projet de révision de la constitution, adopté à une majorité écrasante l’après midi du jeudi 24 décembre 2020.

Révision constitutionnelle au Gabon: "Cette révision est totalement sans objet et contre-productive" (Jean Ping)

Jean Ping, l’ex-challenger d’Ali Bongo à l'élection présidentielle de 2016, condamne le projet de révision de la constitution, adopté par le Parlement gabonais, jeudi 24 décembre.

« Devant le peuple gabonais et la communauté internationale, je condamne fermement, sans ambages et en bloc, le principe même de cette révision constitutionnelle qui est pour moi, du point de vue de la crise politique institutionnelle, nulle et non avenue », a déclaré M. Ping, joint par RFI.

L’opposant gabonais juge en effet cette révision constitutionnelle « sans objet » et « contre productive ». Le mieux, selon lui, serait de déclarer la vacance du pouvoir; ce qui permettrait de régler définitivement la crise au Gabon.

« Cette révision est totalement sans objet et contreproductive dans le contexte actuel, car l’attente pressante du peuple gabonais est ouvertement, sinon unanimement, la déclaration de la vacance du pouvoir pour une issue définitive de la crise», a-t-il argué.

Puis d’ajouter que : « La vérité que désormais Ali Bongo est définitivement inapte et hors course, ne peut plus être ni masquée, ni esquivée. Ainsi donc la vérité des urnes s’impose. Oui ! La vérité des urnes s’est imposée. C’est incontournable !».


Sur 135 députés présents, 120 ont voté pour, et 15 ont voté contre. Le projet de révision de la Constitution doit encore être transmis au Sénat, et en cas de divergence entre les deux chambres, le Parlement se réunira en congrès pour adopter le projet en termes identiques avant d’être promulgué par le président de la République.

La principale modification du texte prévue par le projet de loi, largement commentée, consiste en l'instauration d'un intérim assuré par trois personnalités en cas de vacance du pouvoir.






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