La Côte d’Ivoire dégage 55 milliards de FCFA pour contrer la vie chère

Des mesures de lutte contre la vie chère ont été annoncées par le gouvernement de Côte d’Ivoire, mercredi, une enveloppe budgétaire de 55 milliards de FCFA est allouée sur la période de janvier à mars 2022

L’exécutif ivoirien entend protéger le pouvoir d’achat des populations en Côte d’Ivoire


Le gouvernement ivoirien a mis en place 9 nouvelles mesures pour faire face à l’inflation dans le pays. L’annonce a été faite le samedi 5 mars, puis officialisée mercredi via un communiqué au terme d’un Conseil des ministres. Ces mesures visent à réglementer les prix des biens, produits et services de première nécessité ou de grande consommation, notamment dans les secteurs d’activités économiques ou dans les localités du territoire où la concurrence par les prix est limitée.

Entre janvier et mars 2022, les prix des produits pétroliers, notamment ceux du gasoil, seront partiellement subventionnés grâce à une enveloppe budgétaire de 55 milliards de F CFA (83,8 millions d’euros). S’agissant des produits alimentaires, un plafonnement des prix s’appliquera durant une période de trois mois sur l’huile de palme ra »née, le sucre, le lait, le riz, le concentré de tomate, la viande de bœuf et les pâtes. La liste des produits de grande consommation et des services dont les prix sont réglementés sera élargie.

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Le gouvernement envisage, par ailleurs, de favoriser le marché intérieur, les exportations de produits vivriers de grande consommation (banane plantain, manioc, igname…) qui seront soumises à autorisation. Les acteurs du secteur vivrier bénéficieront, pour leur part, d’une allocation. La population sera tenue au courant du démantèlement des barrages routiers illégaux. Une décision qui fait suite à une flambée généralisée des prix sur le marché dans le pays, mais également dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine en proie au djihadisme et une expansion de coups d’Etat.

Selon la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la rapidité de la hausse des prix dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est principalement liée aux produits alimentaires. Si l’on considère que ce taux est passé de 6% en décembre 2021 à 6,5% en janvier 2022 dans l’Uemoa, la Côte d’Ivoire est plutôt épargnée (5,6%) par rapport à ses voisins tels que le Mali (8,7%), le Bénin (7,9%) et le Togo (7,5%). Les cours mondiaux des principaux produits alimentaires atteignent quant à eux des sommets, comme ceux de l’huile, dont le taux atteint 54% en glissement annuel.


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