Mali – Espionnage de l’armée: La France prise la main dans le sac

Le gouvernement malien accuse les forces françaises d’espionnage et de mener des activités subversives à proximité d’une base récemment transférée aux forces armées du Mali à Gossi.

Situation sécuritaire au Mali: Le gouvernement accuse l’armée française de manoeuvres de subversion et d’intimidation

Dans un communiqué signé de son ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, la transition militaire au Mali, dirigée par le colonel Assimi Goita, dénonce des violations permanentes de sa souveraineté nationale par les forces armées françaises au Sahel.

Le gouvernement malien révèle qu’outre l’espionnage, les forces françaises se sont rendues coupables de subversion en publiant des fausses images montées de toute pièce afin d’accuser les FAMa (Forces armées du Mali) d’être l’auteur de tueries de civils dans le but de ternir l’image des forces armées maliennes engagées pour la libération du territoire, la protection et la sauvegarde des populations éprouvées par une longue crise.

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« Face à cette énième provocation des forces françaises qui ont été sommées de quitter le territoire malien sans délai, depuis le 18 février 2022, le gouvernement de la République du Mali, tout en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, condamne fermement cette attitude des autorités françaises et les invite de nouveau à respecter la souveraineté du Mali », insistent les autorités maliennes. Ci-dessous, l’intégralité du communiqué du gouvernement malien.

La montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMa), motif de fierté du Peuple malien, se traduit notamment par des victoires éclatantes contre nos ennemis, ainsi qu’un contrôle de plus en plus efficace du territoire national et de l’espace aérien.

A cet effet, depuis le début de l’opération “Keletigui” une zone d’interdiction temporaire a été instaurée sur une partie du territoire national dans le but de sécuriser l’espace aérien, protéger les couloirs d’évolution des aéronefs autorisés et garantir la liberté d’action des FAMa en opérations. Tout survol de l’espace aérien malien est subordonné à l’obtention d’une autorisation expresse délivrée par l’Armée de l’Air du Mali.

Le gouvernement de la République du Mali a constaté, depuis le début de l’année plus de 50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment, opérés par les forces françaises sous différentes formes dont :

– Le refus d’obtempérer suite aux instructions de service de contrôle aérien.

– La falsification de documents de vol.

– Les atterrissages d’hélicoptères dans des localités hors aérodrome, sans autorisation préalable.

– Les vols d’avion de renseignements et de drones évoluant à haute altitude pour se livrer à des activités considérées comme de l’espionnage, de l’intimidation, voire de la subversion.

L’un des cas les plus récents a été la présence illégales d’un drone des forces françaises, le 20 avril 2022, au dessus de la base de Gossi, dont le contrôle a été transféré au FAMa, le 19 avril 2022. Ledit drone était présent à partir de 11 h 45 mm pour espionner nos vaillantes FAMa.

Outre l’espionnage, les forces françaises se sont rendues coupables de subversion en publiant des fausses images montées de toute pièce afin d’accuser les FAMa d’être l’auteur de tueries de civils dans le but de tenir l’image des forces armées maliennes engagées pour la libération du territoire, la protection et la sauvegarde des populations éprouvées par une longue crise.

Aussi, le 21 avril 2022 une patrouille de mirage 2000 a survolé à plusieurs reprises, sans coordination préalable, le convoi des FAMa en partance pour renforcer le dispositif de l’emprise de Gossi. Cette manœuvre s’inscrivait dans une dynamique d’intimidation de nos forces.

Face à cette énième provocation des forces françaises qui ont été sommées de quitter le territoire malien sans délai, depuis le 18 février 2022, le gouvernement de la République du Mali, tout en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, condamne fermement cette attitude des autorités françaises et les invite de nouveau à respecter la souveraineté du Mali.

Le gouvernement de la République du Mali réaffirme sa volonté de promouvoir et maintenir la coopération avec l’ensemble des Etats du monde dans le respect mutuel et sur la base du principe de non ingérence, conformément aux aspirations du Peuple malien.

Que dieu bénisse le Mali.

Bamako, le 26 avril 2022

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation

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