Mali : la Russie sur le départ ? les révélations du député Bruno Fuchs
Dans un entretien accordé à RFI, le député français Bruno Fuchs a affirmé que les Russes sont sur le point de quitter le Mali. Pour le président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, la décision du régime militaire malien de chasser les troupes françaises est « contre-productif ». Son avis rejoint celui du président Emmanuel Macron qui a indiqué la même chose dans son discours au Kenya.
Mali : Bruno Fuchs annonce la chute prochaine du régime d’Assimi Goita
La Russie veut-elle abandonner le Mali ? La réponse du député français Bruno Fuchs est affirmative. « Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois », a-t-il confié à RFI. Pour le parlementaire, « contrairement à ce qu’ils disent, mais des éléments montrent qu’il y a là les conditions des leur départ ». Il affirme que le départ des Russes va accélérer la chute du régime d’Assimi Goita. « Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n’est pas négocié, ce sera certainement pire que s’il y avait eu une négociation ».
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Bruno Fuchs voit deux schémas possibles se profiler à l’horizon. Il évoque un premier schéma « à la mauritanienne, c’est-à-dire un régime religieux », et « un schéma nigérian, c’est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia ». Le député prédit la chute du régime militaire. Selon ses dires, l’équipe d’Assimi Goita n’a que quelques jours ou quelques semaines à vivre. « Le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c’est inéluctable », a-t-il martelé.
Comment éviter le pire ?
Pour éviter les scnéaris les plus compliqués, le député Bruno Fuchs recommande l’option de la négociation. Il invite la junte militaire et AssimiGoita à ouvrir les négociations. « Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l’un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu’aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois », a-t-il indiqué.
Dans ce schéma de négociation, le député préconise l’intégration du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Selon lui, « le JNIM est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armées, à condition de participer à la vie politique du pays ».
La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n’ai pas la réponse, mais c’est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique.
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Le deuxième scénario selon lui serait le refus de la junte militaire de négocier. Si le régime militaire se met dans cette posture, Bruno Fuchs pense qu’il finira pas s’affaiblir face à la coalition formée par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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