AES – UA : Évariste Ndayishimiye à Ouagadougou
Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine (UA), est attendu à Ouagadougou ce lundi 20 avril 2026 dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail. Il sera reçu par le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Burkina Faso : Évariste Ndayishimiye chez Ibrahim Traoré
Le processus de rapprochement entre l’Union africaine et l’Alliance des États du Sahel (AES) est en bonne marche. Le président de la République du Burundi, le général Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, va échanger avec le président de l’AES ce lundi. Il se déplace lui-même vers Ouagadougou, qui abrite la présidence de la Confédération de l’AES. Cette visite intervient après un dialogue engagé entre les deux organisations.
Selon le communiqué de la Présidence du Faso, la visite du président Evariste Ndayishimiye est une visite d’amitié et de travail. Il sera reçu au palais de Koulouba par son homologue burkinabè, président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États d’un Sahel, pour des échanges de coopération. L’agenda prévoit également une visite guidée des infrastructures socio-économiques, témoins du bilan physique du régime militaire depuis septembre 2022.
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Cette visite est le signe que l’Union africaine, même si elle reste ferme sur les principes démocratiques, veut éviter une rupture définitive avec les régimes militaires en transition longue dans le Sahel. Cela témoigne également d’une nouvelle approche axée sur le dialogue et le contact. La visite d’Evariste Ndayishimiye à Ouagadougou peut faire bouger les lignes.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger toujours suspendus de l’Union africaine
Les tensions entre l’Union africaine et les trois pays résultent des coups d’État successifs qui y sont intervenus. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le scénario a été presque le même. Les militaires ont décidé de prendre le pouvoir par les armes. Une option que rejette catégoriquement l’Union africaine, qui reste attachée à la démocratie. C’est ainsi que les trois pays ont été suspendus de toutes les activités de l’organisation africaine.
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Plus de deux ans après la création de l’AES qui s’impose progressivement, les rapprochements nés du cadre de dialogue devraient permettre la levée de la sanction. Mais pour l’instant, on y est pas encore. La visite du président en exercice de l’Union africaine au Burkina Faso est porteuse d’espoir sur la question. Le déclic peut venir de là, surtout quand on sait qu’Évariste Ndayishimiye a été d’abord envoyé spécial de l’UA au Sahel avant d’accéder à la présidence de l’institution pour remplacer João Lourenço.
Dr Mamadou Tangara : « L’AES est une réalité indéniable »
En visite au Niger en mars dernier, le Représentant spécial de la Commission de l’Union africaine au Mali et au Sahel, Dr Mamadou Tangara a reconnu que l’Alliance des Etats du Sahel est désormais une réalité avec laquelle il faut composer. « Aujourd’hui, l’AES est une réalité indéniable et il est clair qu’aujourd’hui on a en face de nous une nouvelle génération de leaders avec laquelle il faut composer, savoir que c’est une autre mentalité et prendre en compte la nécessité d’entamer un dialogue, mais un dialogue dans le respect de la dignité des autres », a-t-il indiqué.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIJournaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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