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Bénin : scandale à la DEC, un réseau présumé de racket démantelé

Cochimau HOUNGBADJI
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Bénin : scandale à la DEC, un réseau présumé de racket démantelé
Bénin : scandale à la DEC, un réseau présumé de racket démantelé

Au Bénin, la police républicaine met la main sur des membres d’un réseau de fraudeurs présumés au sein de la Direction des examens et concours (DEC) dans le cadre de l’organisation du CEP 2026. Dans une déclaration de presse faite ce vendredi 21 août 2026, le porte-parole de la police a livré les premiers éléments de l’enquête. Au moins huit agents de la DEC sont accusés dans ce dossier déjà confié à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Bénin : la police arrête 8 personnes accusées dans une affaire de rançonnement à la DEC

L’enquête a été ouverte à la suite des témoignages qui ont fuité au lendemain de l’examen du Certificat d’Etude primaire, session de 2026. « Des informations persistantes provenant de sources dignes de foi ont fait Etat de l’existence d’un réseau de rançonnement sur fond de menaces d’affectation punitives visant des enseignants désignés pour la supervision et qui ont refusé de céder au paiement des commissions occultes à prélever sur leurs primes de travaux », a confié le capitaine-major Éric Orou Yérima, porte-parole de la police Républicaine du Bénin.

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Les investigations ont révélé que, dans le cadre de l’élaboration de la note de service portant désignation des superviseurs dans les centres d’examen, les chefs de service de la direction des examens et concours s’entendent pour s’attribuer des quotas. Lesdits chefs de service procèdent à la désignation des personnes de leurs entourages immédiats, qu’elles soient enseignantes ou non, pour participer aux travaux.

Selon les explications du porte-parole de la police béninoise, les personnes désignées sont contraintes de verser une commission à la fin des travaux. La méthode employée ne leur laisse presque pas le choix. Sur les 200 000 FCFA que chaque superviseur est censé recevoir, « des retenues leur sont faites d’office jusqu’à 160 000 FCFA. Ils se retrouvent alors avec le solde dérisoire de 40 000 FCFA. L’officier de police indique « qu’il s’agirait d’une pratique systématique ayant cours depuis plusieurs années sans que personne n’ose en parler au risque de subir des représailles ». Par ailleurs, il a précisé que l’attribution de quotas « érigée en règle d’or ne repose sur aucune base légale ou règlementaire » au Bénin.

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Le SG des examens et concours présenté comme le principal mis en cause

Selon le capitaine-major Éric Orou Yérima, le secrétaire général des examens et concours est le principal auteur des faits et agit de connivence avec d’autres chefs de services de la DEC. Déféré devant le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Sur les huit personnes, une a été mise sous mandat de dépôt et les sept autres poursuivies sans mandat de dépôt.

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Cochimau HOUNGBADJI

Web Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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