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FIF : Hors-jeu à la CCA, Kalou siffle avant le coup d’envoi du 12 septembre 2026, attention à une élection calamiteuse

Patrice Dama
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FIF : Hors-jeu à la CCA, Kalou siffle avant le coup d’envoi du 12 septembre 2026, attention à une élection calamiteuse

Cela fait-il partie des affaires courantes ? La question, en apparence technique, est devenue éminemment politique à la Fédération ivoirienne de football (FIF). Après la bourde de la commission électorale, qui avait déjà écorné la crédibilité du processus avec deux communiqués en 24 heures, un nouveau soupçon s’invite dans la campagne : la nomination, jugée précipitée par plusieurs acteurs, de nouveaux présidents de Commissions Régionales d’Arbitres (CRA) pour la saison à venir, à l’initiative de Bonaventure Kalou, président de la Commission Centrale des Arbitres.

FIF : Que cherche Bonaventure Kalou ?

Sur le papier, rien que de très administratif : une nouvelle saison se prépare, les CRA doivent être pourvues. Pourtant le calendrier change tout. À moins de deux mois de l’élection présidentielle de la FIF, prévue le 12 septembre 2026, chaque acte du Comité exécutif sortant est scruté, pesé, interprété. Et celui-ci soulève une double interrogation. Première hypothèse : la direction sortante veut-elle donner l’impression qu’il n’y a rien en face, que l’élection n’est qu’une formalité et que le Comité exécutif et ses démembrements peuvent continuer à gérer la Fédération comme si de rien n’était, en prenant des décisions qui engagent toute l’année sportive à venir ? Seconde hypothèse, plus grave : s’agit-il d’une manœuvre pour s’attacher les faveurs d’un électorat, en l’occurrence le corps des arbitres, dont la participation dans le scrutin n’est un secret pour personne ?

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Des acteurs du processus dénoncent en tout cas une précipitation qui interroge. Pourquoi maintenant ? Pourquoi si vite ? Selon eux, cette mainmise sur un secteur aussi sensible que l’arbitrage constitue une action de nature à porter atteinte à l’intégrité du processus électoral. Sinon, font-ils valoir, rien ne justifiait une telle hâte : les nominations pouvaient attendre que les urnes aient parlé. Pour la sérénité du scrutin, ces mêmes acteurs souhaitent que le Comité exécutif et ses démembrements s’abstiennent de poser des actes similaires d’ici au 12 septembre 2026 , au motif que ceux-ci ne relèveraient ni du processus électoral ni des prérogatives expresses de la commission électorale, seule instance habilitée, en période préélectorale et électorale , à engager la Fédération sur le terrain sensible du scrutin. Sans que quiconque du comité exécutif et au nom du comité exécutif, tente de lui voler la vedette et de donner en spectacle.

La sérénité fiche le camp dans l’entourage d’Idriss Diallo

L’entourage du président sortant prétend afficher, confiance et sérénité. Cela ne convainc pas tout le monde. « Les soutiens du président Idriss Diallo doivent faire attention. Ils disent être sereins, mais ils n’agissent pas comme des personnes vraiment sereines », a confié un acteur du processus, selon des propos parvenus à Afrique Sur 7.

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Entre la bourde d’amateurs de la commission électorale et les nominations express dans l’arbitrage, le climat préélectoral à la FIF s’alourdit. Et à ce rythme, c’est le match du 12 septembre 2026 que certains veulent perturber avant même le coup d’envoi. Attention à la tentation d’un scrutin calamiteux !!!!

Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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