Burkina Faso : deux policiers révoqués pour détournement de plus de 45 millions FCFA
Au Burkina Faso, deux agents de la police nationale ont été lourdement sanctionnés. Reconnus coupables de « faute d’extrême gravité » dans une affaire de détournement de deniers publics, ils ont été révoqués de l’effectif de la police. La décision a été entérinée en Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026.
Burkina Faso : le gouvernement durcit le ton contre le détournement de deniers publics au sein de la police nationale
Selon le point fait par le ministre de la Sécurité, les agents révoqués ont détourné la somme de 45 216 000 FCFA. Ce fonds était destiné au paiement des primes d’opération et d’alimentation des agents de police en service dans les unités mobiles d’intervention. Les deux policiers révoqués étaient en service à la Direction régionale de la police nationale de Bankui. Il s’agit du lieutenant de police Tiao B. Nicolas, matricule 90 605 X, chef du service administratif et financier de la Direction régionale de la Police Nationale des Bankui, et du sergent-chef de police Ilboudo Pawentoré Marcelin, matricule 309 147 H, Responsable de la logistique au sein dudit service administratif et financier.
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Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, précise que la décision prise par le Conseil des ministres est conforme à l’article 109 du décret nᵒ 2019-0406/PRES/PM/MSECU/MINEFID du 9 mai 2019 portant règlement de discipline générale de la police nationale. Cette disposition indique qu’en cas de faute d’extrême gravité, « la révocation est prononcée par le Conseil des ministres sans consultation du Conseil disciplinaire ».
Cette sanction sonne comme un énième signal fort envoyé à tous les agents du service public. Le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré reste ferme dans la lutte implacable contre la corruption, le détournement des deniers publics et la mauvaise gouvernance. Plusieurs mesures ont été prises pour décourager ces actes qui ternissent l’image de l’administration publique et qui causent des préjudices financiers à l’État.
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Aucune catégorie d’agents publics n’est épargnée par les mesures coercitives engagées pour enrayer le mal. Il y a quelques semaines, plusieurs magistrats et avocats ont été jugés pour des faits de corruption. Ils étaient une dizaine à passer à la barre devant leurs collègues pour s’expliquer sur les faits relevés.
Malgré les mesures, le mal persiste
La corruption et le détournement de deniers publics restent une gangrène majeure qui mine l’administration publique dans plusieurs pays africains. Le Burkina Faso n’est pas épargné. Dans le classement 2025 des pays africains à l’indice de perception de la corruption de Transparency International, le Burkina Faso occupe la 13ᵉ place sur le plan africain et la 84ᵉ au plan international.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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