Burkina Faso – Numérique : le gouvernement lance l’initiative « Zéro zone blanche »
Le Burkina Faso poursuit sa transformation numérique. Avec l’initiative « Zéro zone blanche », le gouvernement veut connecter 1,5 à 2 millions de citoyens cette année.
Burkina Faso : « Zéro zone blanche », un nouveau défi
L’initiative « Zéro zone blanche » est un des 12 chantiers majeurs de la transformation digitale du pays. Il est soutenu par le projet d’accélération de la transformation digitale du Burkina Faso, le PACTDigital. 2000 localités restent privées d’accès à l’utilisation des réseaux de communication électronique. Ce nombre représente, 10 à 12% du territoire national. Ce projet a comme cible 1000 zones blanches. Le déploiement se base sur les infrastructures. Il s’agit entre autres de : tours de téléphonie mobile, équipement radio, liaison de transmission et la fibre optique. Au terme du mois de mars 2026, le Burkina Faso, compte 29,79 millions d’abonnements à la téléphonie mobile. Ceci correspond à un taux de pénétration de 120,44%.
L’Internet mobile atteint 19,4 millions d’abonnements , pour un taux de pénétration de 78,61%. Ces moyennes reflètent le nombre de cartes SIM actives et non l’effectif des personnes connectées. Quant aux données de l’Union Internationale des Télécommunications donnent un reflet bien réaliste. En 2024, 63,9% de la population utilise un téléphone mobile. Les utilisateurs Internet sont à taux de 28,3.
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« Zéro zone blanche » : l’humain au centre du projet
Le coordonnatrice du PACTDigital, Haoua Ouattara/Dama a dévoilé les ambitions qui sont derrières cette initiative « Zéro zone blanche ». « Le projet place l’humain au cœur de son intervention en favorisant l’inclusion numérique des populations. L’accès au réseau de téléphonie mobile ouvre de nouvelles perspectives dans plusieurs domaines comme la santé, l’éducation, la justice et l’économie. Ce qui contribuera à réduire considérablement la fracture numérique, afin qu’aucun citoyen ne soit laissé pour compte », a-t-elle expliqué.
Avec cette initiative, les zones reculées peuvent avoir accès aux différentes plateformes administratives en ligne, aux services financiers numériques, aux solutions de santé et d’éducation. Par ailleurs, la connectivité seule ne permet pas de gagner la course. Aussi, l’accessibilité financière des terminaux puis le renforcement des compétences numériques des citoyens sont décisifs. Nonobstant, le cadre sécuritaire dans nombreuses régions demeure un obstacle majeur pour le déploiement et la maintenance des infrastructures. Ainsi, les coûts d’investissement et la viabilité économique des sites en zone reculées peuvent dandiner la danse.
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