COMESA : une stratégie régionale pour faire de l’IA un levier en Afrique
Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) met en place des stratégies pouvant permettre aux pays de profiter de l’intelligence artificielle. Ces stratégies se fondent sur un constat pertinent d’un rapport de la Banque africaine de développement qui indique que l’IA peut générer jusqu’à 1 000 milliards de dollars de PIB supplémentaire pour l’Afrique.
La COMESA lance des consultations
L’Afrique a rendez-vous avec l’intelligence artificielle. Selon le rapport « Africa’s AI Productivity Gain » de la Banque africaine de développement, publié en juin 2025, l’IA peut générer jusqu’à 1000 milliards de dollars de PIB supplémentaire pour le continent d’ici 2035, soit près d’un tiers du PIB continental actuel. Elle peut aussi créer 40 millions d’emplois numériques. Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe, qui regroupe 21 pays membres, a engagé une série de consultations nationales pour bâtir une stratégie régionale harmonisée sur l’intelligence artificielle.
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Cette démarche s’inscrit dans le programme IDEA, dédié à la numérisation inclusive en Afrique orientale et australe. Avec un budget de 2,48 milliards de dollars et avec l’appui de la Banque mondiale, ce programme couvre plus de 15 pays de la région. Le Kenya a ouvert le bal. Le 29 juin 2026 à Nairobi, un atelier de quatre jours a donné le ton. La Zambie a suivi le lundi 13 juillet 2026. D’autres pays membres du COMESA seront consultés dans les prochaines semaines.
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Trois livrables au bout de la course
Ces consultations visent trois résultats concrets : une stratégie régionale d’intelligence artificielle, un cadre réglementaire harmonisé sur l’IA et un plan d’action régional pour l’inclusion numérique. Trois chantiers ambitieux, mais indispensables face aux enjeux technologiques qui arrivent à grande vitesse.
Leonard Chitundu, responsable des télécommunications du COMESA, est clair sur la méthode. « Notre objectif est d’harmoniser les politiques, les normes et les réglementations afin que tous les États membres bénéficient équitablement de l’IA et des autres technologies émergentes », a-t-il déclaré. Les consultations sont conçues pour ancrer les futures recommandations dans les réalités nationales, pas dans des théories déconnectées du terrain.
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Selon le rapport GIRAI 2026, seulement 15 pays africains sur 54 disposent d’une stratégie nationale d’IA adoptée. Au sein même du COMESA, les écarts sont frappants. Le Kenya figure parmi les six pays africains dont le score dépasse la moyenne mondiale dans le classement de la gouvernance de l’IA responsable. Mais de nombreux États membres accusent un retard significatif. L’harmonisation régionale n’est pas un luxe. C’est la condition pour que personne ne soit distancé dans cette course technologique qui n’attend pas les retardataires.
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