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Côte d’Ivoire et le Mali signent un protocole d’accord

Régis BOCO
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Côte d'Ivoire et le Mali signent un protocole d'accord
Côte d’Ivoire et le Mali signent un protocole d’accord

La Côte d’Ivoire et le Mali adoptent un cadre territorial de référence afin de fluidifier les transactions commerciales et de stabiliser les espaces douaniers septentrionaux. Les autorités des deux nations valident un protocole d’accord technique pour éliminer définitivement l’insécurité juridique qui pénalisait les investissements privés locaux.

Côte d’Ivoire-Mali : un traité frontalier historique validé

Les techniciens de la Commission mixte ont adopté de manière consensuelle le tracé définitif de la limite commune et l’avant-projet de « Traité de délimitation« . La session de travail s’est tenue du 21 au 25 août 2026 au sein de la capitale malienne de Bamako. La délégation ivoirienne a bénéficié de la direction technique du secrétaire exécutif Diakalidia Konaté pour mener ces négociations stratégiques. L’accord valide les conclusions de la reconnaissance topographique réalisée sur le terrain au cours du mois d’avril. Cette démarcation millimétrée supprime les incertitudes foncières qui bloquaient la mise en valeur des terres agricoles par les populations frontalières.

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Le canevas de base sert désormais de repère technique pour concevoir de futures infrastructures de transport et d’assainissement transfrontalières. Le diplomate ivoirien a salué la conclusion positive de cette rencontre bilatérale pour l’avenir des communautés. « Cette avancée renforce non seulement la coopération bilatérale, mais aussi la stabilité des espaces frontaliers et la promotion d’une gouvernance concertée des frontières », a affirmé Diakalidia Konaté. La formalisation de cette enveloppe géographique offre une sécurité juridique indispensable pour planifier des projets de développement décentralisés.

Une impulsion majeure pour l’industrie ivoirienne

L’adoption de ce tracé définitif fortifie directement la rentabilité des corridors routiers qui relient le port d’Abidjan et les usines nationales aux marchés de consommation de l’hinterland. L’abornement physique élimine les contestations fiscales et les litiges fonciers qui ralentissaient le transit des camions. Les entreprises industrielles ivoiriennes étendent désormais leur influence économique sur l’ensemble de la sous-région. Les usines nationales exportent plus facilement des flux de produits pétroliers raffinés, du ciment d’enrobage et des engrais manufacturés. La clarification des procédures douanières à Pogo protège le chiffre d’affaires global des opérateurs d’Abidjan. Le secteur privé de la Côte d’Ivoire sécurise ses parts de marché historiques face à la concurrence des autres corridors maritimes.

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L’optimisation des recettes de l’État

La fin du flou géographique transforme cette ancienne zone d’incertitude en un pôle économique dynamique à haute valeur ajoutée. Les autorités ivoiriennes optimisent la collecte des taxes de passage au poste de contrôle de Pogo en éradiquant les circuits du commerce informel. Les brigadiers des douanes nationales disposent désormais d’une ligne de démarcation incontestable pour déployer leurs opérations de lutte contre la contrebande et saisir les cargaisons frauduleuses.

L’administration douanière enregistre un élargissement mécanique de l’assiette fiscale grâce à la canalisation obligatoire de tout le fret routier vers le cordon douanier légal. Les investissements publics s’adossent désormais à ce cadre légal stable pour bitumer les pistes reliant les villages agricoles aux grands axes de transit. La maîtrise rigoureuse de cette frontière supprime les pertes de change fiscal et permet à la Côte d’Ivoire de maximiser le recouvrement des droits de porte pour consolider son budget souverain.

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La Côte d’Ivoire et le Mali ont validé à Bamako le tracé définitif de leur frontière commune et l’avant-projet de « Traité de délimitation ». L’accord stabilise juridiquement le corridor Pogo-Zégoua pour sécuriser l’agriculture locale et fluidifier le commerce transfrontalier. Cette clarification territoriale permet à la Côte d’Ivoire d’accélérer ses exportations industrielles et de maximiser ses recettes douanières.

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