Côte d’Ivoire : la police maritime en colère, les raisons
En Côte d’Ivoire, les agents de la police maritime sont en colère. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, notamment le paiement intégral de leurs primes de logement acté par décret présidentiel. Selon le syndicat, toutes les tentatives de négociations avec les autorités compétentes ont échoué. C’est ainsi qu’ils ont décidé de manifester leur mécontentement à la face du monde. Ce mouvement d’humeur programmé pour le lundi 8 juin 2026 a été empêché par les forces de l’ordre fortement déployées sur les lieux de la manifestation. La manifestation a dégénéré en affrontement, avec plusieurs arrestations opérées dans le rang des manifestants.
Côte d’Ivoire : un mouvement d’humeur de la police maritime dégénère
Après plusieurs mois de négociations infructueuses, le syndicat Agir pour le bien-être des agents des affaires maritimes (Synabepam) monte au créneau. Au cours d’une manifestation organisée ce lundi, le syndicat et ses membres ont décidé de dénoncer publiquement le non-respect du décret présidentiel qui institue en leur faveur une prime de logement de 110 000 FCFA. Selon les dires des agents, au lieu des 110 000 FCFA institués, ils recevraient 70 000 FCFA. Ils réclament donc le complément. Mais ce n’est pas tout. Le Synabepam a d’autres revendications sur sa liste.
Lire aussi : Grève des agents de santé en Côte d’Ivoire: deux grévistes arrêtés par la police à Marcory
Les agents des affaires maritimes demandent aux autorités de revaloriser leurs primes spécifiques. Ils veulent également que les différents avantages qui leur sont concédés soient alignés avec ceux des autres corps paramilitaires. Ils exigent donc un traitement à part égal. C’est ce qu’ils étaient venus dire ce lundi à la phase du monde, mais les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on entendait des tirs. Selon des témoins, c’était des tirs de gaz lacrymogène. Le Synabepam dénonce l’arrestation de ses membres, notamment la plupart de ses responsables. Des sources indiquent que certains sont encore détenus à la préfecture de police.
L’inaction des autorités pointée
Selon les responsables du Synabepam, la situation en est arrivée à cette étape parce que les autorités sont restées sans actions concrètes pour résoudre les problèmes soulevés. « Les réunions se sont multipliées, mais les solutions attendues ne sont pas au rendez-vous », a indiqué le secrétaire général du Synabepam, Madjou Glé Henri Joel. D’avril à mai 2026, le syndicat de la police maritime a tenu plusieurs séances avec la hiérarchie, mais aucune résolution concrète n’a jamais été prise.
Lire aussi : Côte d’Ivoire : grève des agents, les mairies ferment
« Notre lutte n’est dirigée contre personne, notre lutte n’est contre aucune institution. Notre combat, c’est celui de la dignité, de la justice sociale et du respect de la dignité des agentes maritimes. Nous menons cette lutte parce que nos familles aspirent à de meilleures conditions de vie », a-t-il martelé. Il a invité tous les agents à la discipline et au respect des consignes syndicales. Le Synabepam menace de reconduire le mouvement d’humeur si ses revendications ne sont pas prises en compte dans un délai raisonnable.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIJournaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
Voir ses 2453 articles