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Côte d’Ivoire – Orpaillage illégal : quand Téné Birahima Ouattara accusait les populations

Cochimau HOUNGBADJI
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Côte d'Ivoire - Orpaillage illégal : quand Téné Birahima Ouattara accusait les populations
Côte d’Ivoire – Orpaillage illégal : quand Téné Birahima Ouattara accusait les populations

L’orpaillage illégal est le sujet brûlant qui occupe les débats en Côte d’Ivoire actuellement. Mais ce n’est pas la première fois que cette question suscite une levée de boucliers. En 2024, le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, s’est prononcé sur le sujet lors d’une intervention devant les sénateurs. Il avait expliqué les efforts fournis par le gouvernement. Téné Birahim Ouattara avait surtout dévoilé l’un des aspects qui compliquent le travail du groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI).

Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : Téné Birahima Ouattara mettait déjà en cause les populations en 2024

Face aux sénateurs, le ministre de la Défense avait pointé du doigt les populations comme complices des orpailleurs illégaux. Pour lui, la mission du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) devient difficile lorsque les populations locales se rangent du côté des orpailleurs. « À nous seuls, nous ne pouvons. Vous allez démanteler un site, mais avec la complicité des populations, le site se reconstitue quelques jours après », avait-il confié.

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Téné Birahima Ouattara avait dévoilé des statistiques qui témoignent de l’efficacité des actions de répression. De 2021 à 2024, 959 sites ont été démantelés et déguerpis, 1869 personnes arrêtées, 323 pelleteuses saisies, 19 776 kg d’or saisis, 1723 sacs de minerais et 954 487 000 de numéraires. Les forces de l’ordre ont également détruit 4466 dragues, 70426 abris de fortune, 705 broyeuses, 4311 concasseurs. Pour le ministre de la Défense, ces chiffres montrent que le Groupement Spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) essaie de remplir sa mission.

Sauf qu’en 2026, le phénomène persiste et tout se passe comme s’il n’y avait jamais eu d’action pour lutter contre. En 2024 déjà, le ministre de la Défense expliquait ce sentiment de stagnation par la complicité des populations locales. « La complicité des populations fait que nous sommes toujours à la case départ », a-t-il affirmé. À ce jour, le même argument est agité par les autorités pour expliquer l’ampleur du phénomène.

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Les populations, notamment les chefs de terre et chefs de villages, sont pointées du doigt. Selon les chiffres communiqués par Téné Birahima Ouattara en 2024, sur les 1 869 orpailleurs arrêtés entre 2021 et 2024, 70 % sont des étrangers. Selon lui, cette forte dominance de la présence étrangère sur les sites est due à la complicité des populations.

Le gouvernement tente-t-il de se dédouaner ?

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Même si on ne saurait ignorer la responsabilité des populations dans l’orpaillage illégal, les autorités ne doivent pas en faire un argument phare pour justifier l’échec de la stratégie de lutte. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de réformer la stratégie en cours afin de toucher les vrais commanditaires qui sont dans l’ombre. La répression qui consiste à frapper les « petits exploitants » sur les sites ne fera que grossir les statistiques de la lutte sans pour autant résoudre le problème définitivement.

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Cochimau HOUNGBADJI

Web Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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