Abidjan : actualité ivoirienne, la Côte d'Ivoire en live

Côte d’Ivoire : sept Togolais, membres de QNET devant le PPEF

Cochimau HOUNGBADJI
Partager :
Côte d'Ivoire : sept Togolais, membres de QNET devant le PPEF
Côte d’Ivoire : sept Togolais, membres de QNET devant le PPEF

En Côte d’Ivoire, des membres du réseau QNET ont été entendus par le pôle pénal économique et financier (PPEF) ce jeudi 25 juin 2026. Ils sont tous de nationalité togolaise, avec des profils divers. Le moins gradé en matière de diplôme est titulaire d’un baccalauréat, le plus gradé est un doctorant en sciences médicales. Les prévenus sont poursuivis pour « traite des personnes, escroquerie, blanchiment des capitaux ». Le procès a été renvoyé au 29 juin 2026 pour les réquisitions du ministère public.

Côte d’Ivoire : des membres de QNET poursuivis pour « traite des personnes, escroquerie, blanchiment des capitaux »

Alors qu’ils se considèrent comme des victimes du réseau QNET, sept Togolais devront répondre de lourdes accusations devant les juges du pôle pénal économique et financier (PPEF) à Abidjan. Selon leur récit, ils ont été tous appâtés avec des promesses d’emploi donnant droit à des salaires intéressants en Côte d’Ivoire. On leur miroite également la possibilité de migrer au Canada avec des opportunités d’emploi sous la main. En difficulté et en quête de mieux-être, ils tombent dans le piège.

Lire aussi : Côte d’Ivoire: QNET et Forever Living font l’objet d’une enquête

Après avoir réuni les sommes exigées par les responsables du réseau, ils rejoignent Abidjan. Et c’est une fois sur place qu’ils découvrent la supercherie. Ils comprennent qu’ils ont été bernés et escroqués. Documents de voyage confisqués, ils sont séquestrés et soumis aux ordres des responsables du réseau qui les obligent à faire venir d’autres victimes. Selon les prévenus, c’est généralement la seule alternative pour réussir à réunir les sommes investies, qui sont généralement des prêts contractés auprès de proches. C’est également la seule condition pour espérer récupérer leurs documents de voyage.

Pour qui connaît le mode opératoire de ce réseau qui a des ramifications dans la sous-région, le récit des prévenus n’est pas une simple ligne de défense. Ils sont accusés de « traite des personnes, escroquerie, blanchiment des capitaux ». En effet, en position de victimes au départ, ils ont fini par employer les mêmes méthodes que leurs bourreaux pour faire d’autres victimes.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : trois Sénégalais jugés dans une affaire de réseau frauduleux lié à Qnet

Ce n’est pas la première fois que le PPEF examine un dossier lié au réseau QNET. En avril dernier, trois jeunes Sénégalais étaient devant le tribunal pour des faits similaires. Ils sont poursuivis pour « escroquerie portant sur des fonds numéraires et blanchiment de capitaux ». Le ministère public a requis 24 mois de prison ferme contre les prévenus. Comme les sept Togolais, les trois Sénégalais se sont retrouvés en Côte d’Ivoire à la suite de fausses promesses d’emploi.

Le réseau QNET interdit d’activité en Côte d’Ivoire

Depuis 2020, le réseau QNET et toutes ses structures affiliées sont interdits d’activités en Côte d’Ivoire. Cette décision a été prise en Conseil des ministres le mercredi 8 juillet 2020 suite à des constats de placements illégaux d’argent et à l’organisation de tontines numériques non autorisées. En décembre 2022, le Comité de veille sur les activités d’agrobusiness et assimilées a rappelé cette interdiction pour susciter la vigilance des populations.

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

Voir ses 2524 articles

Articles similaires