Côte d’Ivoire : SIGSDID, l’arme digitale contre les déchets industriels dangereux !
La Côte d’Ivoire passe à l’offensive avec SIGSDID pour contrer le déchargement de déchets industriels dangereux dans la nature. L’arme digitale déballée à cet effet aura pour mission de stopper les rejets incontrôlés de produits toxiques dans l’environnement.
Déchets industriels en Côte d’Ivoire, SIGSDID vient mettre de l’ordre
Pour suivre les déchets industriels dangereux, le gouvernement de Côte d’Ivoire a lancé le Système Intégré de Gestion et de Suivi des Déchets Industriels Dangereux (SIGSDID), un système numérique. Celui-ci sera le principal moyen pour les autorités ivoiriennes de tracer les déchets déversés dans la nature et dans les eaux par certaines industries.
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Cette plateforme a été présentée par M. Abou Bamba, Ministre de l’Environnement. L’outil est la nouvelle arme digitale de l’État de Côte d’Ivoire pour mettre de l’ordre dans ce secteur confronté à une croissance rapide qui met à nu des failles de contrôle persistantes.
Le ministre Abou Bamba à la pointe de la lutte
Lorsqu’il présidait la cérémonie de pré-lancement du Système Intégré de Gestion et de Suivi des Déchets Industriels Dangereux (SIGSDID) à Abidjan le 15 avril, le Ministre Abou Bamba a déclaré : « Le SIGSDID vient pallier le déficit de maîtrise observé dans la gestion de nos déchets industriels en rendant obligatoire et numériquement traçable chaque mouvement de déchets industriels dangereux. »
Selon lui, cette technologie « permettra de ramener progressivement vers des filières contrôlées des volumes de déchets industriels aujourd’hui perdus pour toute statistique, et pour tout contrôle réglementaire. »
Cette technologie déployée permettra de livrer en temps réel les données devant alimenter le bordereau électronique de suivi des déchets (e-BSD) qui fera oublier le support papier.
Tolérance zéro pour les entreprises irrespectueuses des règles imposées. « Le SIGSDID, c’est la fin de l’impunité environnementale dans la filière des déchets industriels dangereux en Côte d’Ivoire », a martelé le Ministre Abou Bamba, pour qui « Toute entreprise ou opérateur qui contournera ses obligations sera identifié et sanctionné. »
Le gouvernement ivoirien veut punir les pollueurs
Très clairement, l’ère de la complaisance « à l’égard des pollueurs est révolue » en Côte d’Ivoire. Dans le pays, le tissu industriel produit des volumes de déchets supérieurs à 600 000 tonnes par an. Cette gestion moderne des matières permettra de renforcer le cadre de contrôle destiné à mettre fin aux pratiques clandestines aux conséquences lourdes pour l’environnement et la santé publique. SIGSDID, par sa précision, permettra un suivi rigoureux de chaque flux des déchets depuis leur production à leur élimination.
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Cet outil est né de la volonté du gouvernement ivoirien de lutter contre les pratiques dangereuses des entreprises sur l’environnement. La prise en main du contrôle des flux va rappeler les règles qui régulent le secteur. À ce jour, seulement 30 à 40 % des déchets industriels sont traités en Côte d’Ivoire. Ils ne représentent que 225 000 tonnes par an. 375 000 tonnes de déchets ne sont pas traités et sont déversés dans les eaux ou dans les furets.
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Gary SLMGary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.
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