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Burkina Faso : l’Etat prend le contrôle de la SOFITEX après l’éviction du privé

Cochimau HOUNGBADJI
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Burkina Faso l'Etat prend le contrôle de la SOFITEX après l'éviction du privé
Burkina Faso l’Etat prend le contrôle de la SOFITEX après l’éviction du privé

Au Burkina Faso, l’État prend le contrôle total de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX). Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a acté la décision après un exposé du bilan de la gestion de la société. Désormais, l’État est le seul actionnaire avec 100 % du capital de l’entreprise. Cette décision porte l’espoir d’une renaissance de la société.

Burkina Faso : fin de la présence du privé dans la SOFITEX, l’État prend la main

L’exposé du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a permis de comprendre l’état des lieux sur la gestion de la SOFITEX. Selon ses chiffres, la société disposait de 19,5 milliards de francs CFA comme capital. L’État était jusque-là actionnaire majoritaire avec 89 % des parts, contre 5 % pour des sociétés publiques et 6 % pour des actionnaires privés.

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Selon le ministre de l’industrie, la nationalisation de la Société burkinabè des fibres textiles s’impose comme la solution face aux difficultés. « Depuis plusieurs années, la SOFITEX fait face à de nombreuses difficultés en lien avec le poids de sa dette financière, les charges importantes internes de fonctionnement, les retards qu’elle observe souvent dans les paiements des producteurs, mais aussi certains paramètres à l’échelle internationale liés aux coûts des matières premières et des intrants », a indiqué le ministre Serge Gnaniodem Poda.

La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) est créée en 1979 et réorganisée en 2006. Elle a pour mission principale d’encadre la production, l’égrenage et la commercialisation du coton. La SOFITEX joue un rôle stratégique dans l’économie agricole au Burkina Faso.

Donner un nouveau souffle à l’entreprise

En rachetant les parts des autres actionnaires pour en devenir le seul actionnaire, l’État projette de redynamiser la société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX). L’objectif principal est d’améliorer les résultats et de réorienter la gestion afin de l’aligner sur la politique nationale de transformation économique.

Plusieurs sociétés déjà nationalisées par le régime militaire

Depuis la prise du pouvoir par le régime dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, plusieurs entreprises ont déjà été nationalisées. L’État décide de prendre le contrôle total de ces sociétés dans une vision plus large d’assurer une gestion optimale. Un vent de nationalisation a donc frappé des sociétés stratégiques dans plusieurs domaines.

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Dans le secteur minier, les mines d’or de Boungou et Wahgnion ont été nationalisées en 2024 suite à des conflits juridiques entre Endeavour Mining et Lilium Mining. En 2025, l’État a pris le contrôle de cinq autres mines et permis. Ressources Ferké SARL et Gryphon Minerals Burkina Faso SARL ont été touchés par cette décision de nationalisation.

Dans l’agroalimentaire et l’industrie, la société Nouvelle Huilerie et Savonnerie CITEC (SN-CITEC), privatisée en 1995, a été nationalisée en novembre 2025. La société de fabrique d’aliments pour bétail (SOFAB) est devenue Faso Guulgo, tandis que la Société de production de lait a pris le nom de Faso Kosam. Quant à la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN SOSUCO) elle a été reprise par l’État en 2025.

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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