Koumassi Campement : droit de réponse du ministère de la solidarité à l’Eléphant Déchaîné
Dans son enquête réalisée sur le déguerpissement à Koumassi Campement, le journal l’Eléphant Déchainé a fait une affirmation qui implique la ministre de la Cohésion nationale, solidarité et lutte contre la pauvreté, Belmonde Dogo. Le ministère apporte un démenti et adresse un droit de réponse au journal d’Assalé Tiémoko Antoine.
Koumassi Campement : le ministère de la solidarité répond à l’Eléphant Déchaîné
Dans le droit de réponse adressé au journal l’Eléphant Déchaîné, le ministère rejette fermement les affirmations faisant état d’une prétendue audience accordée à Alloui Brou Jacques. En terme clair, le journal a indiqué que « Le 2 juin 2026, soit vingt-quatre heures avant l’opération de déguerpissement, le Député accompagnait Mr Alloui Brou Jacques lors de l’audience que lui accordait la ministre Belmonde DOGO. »
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Le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté s’inscrit en faux contre cette affirmation, aussi grossière que dénuée de fondement, et rétablit ici la chronologie exacte des faits.
Dans le courrier, le ministère a donné sa version des faits en rétablissant la chronologie des faits. « L’opération de déguerpissement a débuté le mardi 2 juin 2026. Dès que le ministère en a constaté le déroulement, il a pris attache avec les autorités compétentes le mercredi 3 juin, puis a pu établir le contact avec Monsieur Alloui Brou Jacques le jeudi 4 juin, afin d’obtenir des informations et la suspension des opérations de déguerpissement », a-t-il clarifié. Selon les informations communiquées par le ministère, c’est bien après ces échanges que la ministre Myss Belmonde Dogo s’est rendue à Koumassi Campement le vendredi 5 pour soutenir les sinistrés.
Pour rappel, le dossier du déguerpissement à Koumassi Campement est pendant devant la justice. Après les démolitions sauvages, le parquet d’Abidjan est monté au créneau pour dénoncer un déguerpissement basé sur de faux documents. Selon le communiqué du procureur, Alloui Brou Jacques a brandi une fausse décision de justice pour justifier les démolitions. Le procureur assure que la justice ne lui a jamais donné l’autorisation de démolir des habitations. Sa demande de démolir cinq habitations avait d’ailleurs été rejetée.
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Alors qu’il s’est montré dans une vidéo virale pour se proclamer propriétaire de 34 hectares, Alloui Brou Jacques a pris la tangente quelques jours après. Mais il n’est pas allé très loin. La police a rapidement mis fin à sa cavale. Il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt en attendant son jugement. Le maire de Koumassi et plusieurs autres personnes ont été auditionnés dans le dossier.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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