Mine de Kiaka au Burkina Faso : l’État renforce sa position et rebat les cartes
Au Burkina Faso, l’État envisage de porter sa participation à 40 % dans la mine d’or de Kiaka. Le taux de participation était de 15 %. L’État revoit ses ambitions à la hausse dans ce projet aurifère au moment où la société West African Resources Limited, en charge de son développement, annonce une augmentation de sa production en 2026.
Mine au Burkina Faso : l’Etat vise 40 % dans Kiaka pour augmenter son influence
Dans la dynamique de nationalisation des ressources minières du pays, le régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré veut renforcer la position de l’État au sein de la mine d’or de Kiaka. De 15 %, le régime veut monter la part de l’État à 40 %. La décision s’inscrit dans le cadre légal tracé par la loi nᵒ 016-2024/ALT portant nouveau Code minier et les décrets d’application de ladite loi. Ce cadre légal porte la part de l’État de 10 à 15 % dans les projets miniers. Il donne également la possibilité à l’État d’acquérir des parts supplémentaires.
Préalablement, le gouvernement avait envisagé de porter sa part à 50 % avant de revoir ses ambitions à la baisse. Actuellement, cette mine d’or, considérée comme l’une des plus grandes de la sous-région, est détenue à 85 % par la société canadienne West African Resources Limited.
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Depuis son accession au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a actionné la nationalisation de plusieurs mines. Entre 2024 et 2025, l’État burkinabè a pris les mines d’or de Boungou et Wahgnion. Une reprise en main qui a permis à l’État de contrôler cinq actifs, dont deux mines et trois permis.
West African Resources Limited suspend la cotation de ses actions à la bourse
Les ambitions de l’État burkinabè de renforcer sa part poussent la société canadienne à rester prudente sur le marché boursier. Aux dernières nouvelles, elle a suspendu la cotation de ses actions à la Bourse australienne. Les investisseurs analysent profondément la décision du Burkina Faso pour anticiper les éventuels bouleversements dans la répartition des parts au sein du projet minier de Kiaka.
Des prévisions en hausse pour 2026
Pour l’année 2026, West African Resources Limited voit sa production en hausse. Elle pourrait passe de 240 000 onces à 280 000 onces. Cette augmentation correspond à environ 8,7 tonnes. Dans le calcul de la production industrielle nationale, la production projetée par la société canadienne représente 16 %.
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Kiaka a porté un vaste programme de réinstallation qui a permis de reloger environ 900 personnes (113 ménages) dans de meilleures conditions à Guilawéogo et Bassindengo. Sur le plan économique, elle a investi plus de 1,38 milliard de FCFA dans le développement communautaire, notamment à travers la formation professionnelle de jeunes locaux dans divers métiers.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIJournaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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