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Burkina Faso : l’Ugeb suspendue pour « apologie du terrorisme »

Cochimau HOUNGBADJI
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Burkina Faso : l'Ugeb suspendue pour "apologie du terrorisme"
Burkina Faso : l’Ugeb suspendue pour « apologie du terrorisme »

Au Burkina Faso, les autorités militaires ont suspendu l’Union générale des étudiants du Burkina (Ugeb). Cette décision fait suite à un communiqué diffusé par l’association qui dénonçait un bilan négatif dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Cette déclaration qui a été perçue comme un outrage au régime militaire a suscité une réaction vigoureuse. L’association est suspendue et certains de ses leaders sont arrêtés.

Burkina Faso : le gouvernement sanctionne l’Ugeb après un communiqué virulent

L’Union générale des étudiants du Burkina est suspendue pour une durée de trois mois. Elle est accusée d’avoir fait « l’apologie du terrorisme » en soulignant un manque de résultats sur le plan sécuritaire. Certains responsable du mouvement ont été interpellés dans la foulée. Le communiqué incriminé de l’Ugeb est intervenu à l’occasion de la célébration du 36e anniversaire de l’assassinat de l’étudiant Dabo Boukary.

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L’Ugeb a relevé sans porter de gants « l’incapacité du régime militaire à rétablir la sécurité » au Burkina Faso. Elle considère qu’il s’agit d’une grosse tache noire sur le bilan du régime d’Ibrahim Traoré qui avait pourtant promis de mettre fin très rapidement au terrorisme. « Malgré la réception de lots de matériels militaires pompeusement médiatisés, la persistance de la guerre civile réactionnaire est patente, avec une recrudescence des attaques terroristes aussi bien par leur ampleur que par leur intensité », lit-on dans le communiqué.

Cela révèle au grand jour l’incapacité manifeste du MPSR II à rétablir la sécurité, près de quatre ans après sa prise du pouvoir, et contraste avec les premières déclarations de son chef, qui avait promis de mettre fin à la guerre en trois mois.

Ugeb

Suspension et arrestations

Le communiqué de l’Ugeb n’est pas passé inaperçu. Il a créé un grand tollé qui a attiré l’attention des autorités. La sentence est très vite tombée : l’Ugeb est suspendue pour « trois mois renouvelables pour apologie du terrorisme ». Cette suspension a été suivie de l’interpellation de certains membres de l’association. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, l’Ugeb a dénoncé « l’enlèvement » de son président Wilfried Bazo et d’autres étudiants qui se trouvaient sur les lieux au moment où « un groupe d’individus non identifiés habillés en civil et armés a fait irruption au siège des organisations d’étudiants (CODE) ».

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Pour le procureur du tribunal de grande instance Ouaga 2, les faits reprochés à l’Ugeb sont graves. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour situer les responsables. Dans cette affaire, le magistrat voit des faits qui peuvent constituer des infractions punies par le code pénal. Il ajoute que ces faits pourraient être assimilés à une « entreprise de démoralisation des forces de défense et de sécurité ». Il a rappelé que « l’apologie publique d’actes de terrorisme » est punie d’une peine de prison allant d’un à dix ans.

C’est dire que dans cette affaire, l’Ugeb risque gros. L’association risque la dissolution définitive et ces membres arrêtés risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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